Ce blog n'est (normalement) pas mort.
Je ne suis pas mort non plus, je suis juste de retour en France.
Ça revient presque au même.
Donc j'essaie d'envoyer prochainement les derniers posts et les dernières photos.
Par contre je sais pas quand je trouverai, et le temps, et l'envie .
Merci à tous ceux qui ont suivi jusque là.
samedi 27 novembre 2010
mercredi 10 novembre 2010
Hiroshima - Fukuoka
Hiroshima.
Environ 7-8h de bus. J'arrive pas a dormir.
J'arrive anéanti à Hiroshima vers 7-8h du mat. Heureusement pour moi, il y a un mangakissa pres de la gare.
Je réponds avec beaucoup de retard aux mails importants, je prends une douche et j'explose l'oreiller.
Le mangakissa est tout pourrave. Tout vieux, tout explosé. J'y découvre le super nouveau concept de "ton box il est non fumeur, mais celui qui est juste à ta droite il est fumeur". ok, bon.
Je me réveille tant bien que mal et je me dirige vers le site de l'épicentre de l'explosion atomique de la bombe d'Hiroshima : le dôme.
Sur la route, je tombe sur un orchestre de cuivres feminin qui joue dans le metro. C'est mignon comme tout, beaucoup de musiques ressemblent à des musiques de films. Si j'ai bien compris, c'est l'ochestre des pompiers de Hiroshima. Il y a une des musiciennes qui présente chaque instrument au public : "ça c'est l'oboe, ça fait 'truuuuut', et ça c'est la clarinette, ça fait 'fouiiiiiiik'..."
Elles jouent un trés rigolo morceau accompagnées d'une machine à écrire.
Pour rejoindre le dôme, je prends le tram, c'est trés chouette le tram, on voit bien la ville.
Au dôme, j'apprends que la bombe a explosé à 500m au dessus de celui ci. Aujourd'hui pour le préservé, on a coulé du béton dans les fissures et ajouté des armatures en métal pour tenir les murs.
Y a un musée, il fait suuuuuper froid mais j'ai pas envie d'y aller.
Partout, des floppées de kinkins qui hurlent et qui courent. Ca ressemble plus a une attraction qu'à un mémorial. Les couples se prennent en photo devant en s'accrochant aux grilles et en couinant.
Je tombe sur des lycéens qui se recueillent.
Je me cale dans un café, j'écris, je dessine, je prépare les photos. Je suis éclaté, j'arrive pas à garder les yeux ouverts.
Je crois qu'à Shanghai je vais dormir une semaine entière.
Voila, il est 9h du soir, le café ferme.
Je trouve un resto à ramen.
Je trouve pas de laverie.
Je trouve un mangakissa pourrave. Pas de couchette, que des sièges inclinables. Il est trop tard, je suis trop fatigué, j'abandonne l'idée de trouver une auberge. Putain.
Dans le mangakissa, il fait 28c en dehors des box, dedans, il doit bien y avoir 2 ou 3 degrés de plus.
Encore une nuitée magnifique en perspective. Et ça manque pas.
Je me réveille encore plus mal que le soir d'avant.
J'ai plus ou moins passé la nuit dans une torpeur étouffante.
Je n'ai plus de fringeus propres, je garde celles dans lesquelles je viens de passer la nuit. Je peux quand même prendre une douche.
Je n'arrive pas non plus à trouver de laverie. PUTAIN, y a des villes moins faciles que d'autres quand même...
Bon, et pis là, comme j'aime bien les trains, je décide de prendre le train LOCAL pour aller à Fukuoka : 5h et 3 changements.
J'arrive pas à trouver la station de Fukuoka sur les machines, tu m'etonnes, c'est beaucoup trop loin.
Je demande de l'aide à un mec de JR, ça l'embarasse.
Il me demande si j'ai le JR Pass. Non.
Est ce que je veux prendre le Shinkansen. NON.
Est ce que je suis sur que je veux pas prendre le Shinkansen. NON BORDEL.
Du coup, il me pond un pti papier avec tous les horaires, les noms des gares et les changements que je dois effectuer.
Ben voila !! Nikel, clair et tout. Merci monsieur.
Normalement, quand t'es étranger, t'as le JR Pass, tu prends le Shinkansen, tu prends pas les trains locaux et tu fais pas chier.
Et surtout tu poses pas des questions, tu traces la glace.
Alors, première partie du voyage, nikel.
Ca se gate quand je me prends une méga envie de pisser dans le train surchauffé.
Je descends à ce que je crois être le premier changement, ultra pressé d'aller aux toilettes.
Ben non, c'était pas celui là et là ou je suis y a PAS DE CHIOTTES !
Juste des ptis lycéens qui me regardent avec des yeux exorbités.
C'est sur que là ou je suis descendu, c'est pas souvent qu'on y voit des macaques de mon espece.
Alors, j'attends le prochain, à deux doigts de m'uriner dessus.
Je monte dans la rame.
Je me maudis d'avoir pris ce putain de train alors que je suis explosé, que je me suis pas changé depuis deux jours, que je pue et que j'aurais pu prendre 3h de bus avec des toilettes dedans.
A l'arrêt suivant, je descends, que dis-je, je me téléporte dans les chiottes de la gare.
Et là, je comprends la raison de toute ma souffrance, j'avais un but : la découverte du bouton "bruit de chasse d'eau" des toilettes japonaises.
Tout était écrit, une force invisible m'avait poussé à prendre 5h de train surchauffé et tappe cul au lieu de 3h de bus tout confort.
Elle m'avait mené ici, à la gare de Shimonoseki. Car il n'y a qu'ici que j'aurais pu découvrir ce bouton. Aprés quelques secondes de recueillement, je l'ai même essayé.
Tu appuies dessus et il y a un son tout pourri de chasse d'eau qui sort de la cuvette. Tu peux même régler le volume.
Et tout ça pourquoi ? Pour cacher le bruit de ton caca qui fait ploc ou de ton pet qui fait prout.
Tu le crois ça ? J'étais destiné à avoir cette révélation aujourd'hui..
J'en pleurerais.
Ce qui est "marrant" dans ce que je fais, c'est que quand ça va deja pas spécialement bien, ben je vais faire en sorte de faire des choix encore plus pourris.
Mais je vis des choses incroyables, n'est ce pas ?!
Bon, je me raccroche à ce que je peux hein...
Evidement, j'ai raté mon transfert.
Mais ça je m'en fout, j'ai été touché par la grace. Et j'ai pissé.
Je demande de l'aide à un guichet. Et à nouveau je me retrouve avec une liste super propre des transferts et des horaires.
La JR, à nouveau, c'est cher mais tu sais pourquoi : ils ont des chiottes avec le bouton "bruit de chasse d'eau" dedans.
Finalement, j'arrive à Fukuoka, dans le quartier de Hakata.
Il est 9h du soir. Je cherche même pas une laverie.
Je trouve un tshirt dans un combini.
En sortant, je tombe sur un resto à ramen ambulant ! Enfin un vrai !
Pas de prix affichés, je m'y installe, je commande comme je peux.
C'est pas spécialement bon. Je prends une bière.
Je me fais assassiner au moment de règler.
Bon.
Je trouve un mangakissa pas loin.
Je prends le forfait 15h. Je veux poster ce soir.
Demain, je vais essayer de trouver une laverie parce que je sais comment le dire en japonais et pis je passe en Corée.
Enfin, j'esaie en tous les cas.
Sur pourquoi j'aime les Pocky :
Alors, les Pocky, c'est comme les Mikado chez nous. Sauf que les Pocky excercent sur moi un pouvoir mystique. Quand y en a, j'en prends.
J'en ai trois boites avec moi à l'instant même.
Et aujourd'hui j'ai découvert qui fait la pub pour les Pocky ? Yellow Magic Orchestra.
Et qui fait partie de YMO ? Ryuichi Sakamoto.
Voila.
C'est tout.
Sur les toilettes japonaises ou "je tue le mythe et pour en créer un autre" :
Bon, alors CONTRAIREMENT à ce que l'on peut penser, il y a TOUJOURS du papier dans les toilettes japonaises.
Par contre, c'est encore plus technologiquement avancé que ce que j'avais imaginé.
Il y a pas mal de boutons, en général :
- un bouton pour t'arroser les fefesses quand t'as fait popo.(des fois même deux, un pour faire jet et l'autre pour faire plus arrosoir)
- un bouton quand t'es une fille pour t'arroser la kikette. Attention les garçons, faut pas se tromper, ça surprend.
- deux boutons pour régler le chauffage de la cuvette.
- un bouton "stop" pour tout arrêter, parce que des fois ça devient ingérable autant de confort...
- un bouton pour remonter ou rabattre la cuvette.
- et enfin deux boutons pour tirer la chasse d'eau, petit besoin et gros besoin.
Et pis, plus rarement :
- un bouton pour vaporiser un puissant desodorisant qui te fera fondre le cul si tu t'enlèves pas au moment de le balancer.
- un bouton "BRUIT DE CHASSE D'EAU", qui est mystique et collector. Y a même deux boutons pour regler le volume. BORDEL !
Environ 7-8h de bus. J'arrive pas a dormir.
J'arrive anéanti à Hiroshima vers 7-8h du mat. Heureusement pour moi, il y a un mangakissa pres de la gare.
Je réponds avec beaucoup de retard aux mails importants, je prends une douche et j'explose l'oreiller.
Le mangakissa est tout pourrave. Tout vieux, tout explosé. J'y découvre le super nouveau concept de "ton box il est non fumeur, mais celui qui est juste à ta droite il est fumeur". ok, bon.
Je me réveille tant bien que mal et je me dirige vers le site de l'épicentre de l'explosion atomique de la bombe d'Hiroshima : le dôme.
Sur la route, je tombe sur un orchestre de cuivres feminin qui joue dans le metro. C'est mignon comme tout, beaucoup de musiques ressemblent à des musiques de films. Si j'ai bien compris, c'est l'ochestre des pompiers de Hiroshima. Il y a une des musiciennes qui présente chaque instrument au public : "ça c'est l'oboe, ça fait 'truuuuut', et ça c'est la clarinette, ça fait 'fouiiiiiiik'..."
Elles jouent un trés rigolo morceau accompagnées d'une machine à écrire.
Pour rejoindre le dôme, je prends le tram, c'est trés chouette le tram, on voit bien la ville.
Au dôme, j'apprends que la bombe a explosé à 500m au dessus de celui ci. Aujourd'hui pour le préservé, on a coulé du béton dans les fissures et ajouté des armatures en métal pour tenir les murs.
Y a un musée, il fait suuuuuper froid mais j'ai pas envie d'y aller.
Partout, des floppées de kinkins qui hurlent et qui courent. Ca ressemble plus a une attraction qu'à un mémorial. Les couples se prennent en photo devant en s'accrochant aux grilles et en couinant.
Je tombe sur des lycéens qui se recueillent.
Je me cale dans un café, j'écris, je dessine, je prépare les photos. Je suis éclaté, j'arrive pas à garder les yeux ouverts.
Je crois qu'à Shanghai je vais dormir une semaine entière.
Voila, il est 9h du soir, le café ferme.
Je trouve un resto à ramen.
Je trouve pas de laverie.
Je trouve un mangakissa pourrave. Pas de couchette, que des sièges inclinables. Il est trop tard, je suis trop fatigué, j'abandonne l'idée de trouver une auberge. Putain.
Dans le mangakissa, il fait 28c en dehors des box, dedans, il doit bien y avoir 2 ou 3 degrés de plus.
Encore une nuitée magnifique en perspective. Et ça manque pas.
Je me réveille encore plus mal que le soir d'avant.
J'ai plus ou moins passé la nuit dans une torpeur étouffante.
Je n'ai plus de fringeus propres, je garde celles dans lesquelles je viens de passer la nuit. Je peux quand même prendre une douche.
Je n'arrive pas non plus à trouver de laverie. PUTAIN, y a des villes moins faciles que d'autres quand même...
Bon, et pis là, comme j'aime bien les trains, je décide de prendre le train LOCAL pour aller à Fukuoka : 5h et 3 changements.
J'arrive pas à trouver la station de Fukuoka sur les machines, tu m'etonnes, c'est beaucoup trop loin.
Je demande de l'aide à un mec de JR, ça l'embarasse.
Il me demande si j'ai le JR Pass. Non.
Est ce que je veux prendre le Shinkansen. NON.
Est ce que je suis sur que je veux pas prendre le Shinkansen. NON BORDEL.
Du coup, il me pond un pti papier avec tous les horaires, les noms des gares et les changements que je dois effectuer.
Ben voila !! Nikel, clair et tout. Merci monsieur.
Normalement, quand t'es étranger, t'as le JR Pass, tu prends le Shinkansen, tu prends pas les trains locaux et tu fais pas chier.
Et surtout tu poses pas des questions, tu traces la glace.
Alors, première partie du voyage, nikel.
Ca se gate quand je me prends une méga envie de pisser dans le train surchauffé.
Je descends à ce que je crois être le premier changement, ultra pressé d'aller aux toilettes.
Ben non, c'était pas celui là et là ou je suis y a PAS DE CHIOTTES !
Juste des ptis lycéens qui me regardent avec des yeux exorbités.
C'est sur que là ou je suis descendu, c'est pas souvent qu'on y voit des macaques de mon espece.
Alors, j'attends le prochain, à deux doigts de m'uriner dessus.
Je monte dans la rame.
Je me maudis d'avoir pris ce putain de train alors que je suis explosé, que je me suis pas changé depuis deux jours, que je pue et que j'aurais pu prendre 3h de bus avec des toilettes dedans.
A l'arrêt suivant, je descends, que dis-je, je me téléporte dans les chiottes de la gare.
Et là, je comprends la raison de toute ma souffrance, j'avais un but : la découverte du bouton "bruit de chasse d'eau" des toilettes japonaises.
Tout était écrit, une force invisible m'avait poussé à prendre 5h de train surchauffé et tappe cul au lieu de 3h de bus tout confort.
Elle m'avait mené ici, à la gare de Shimonoseki. Car il n'y a qu'ici que j'aurais pu découvrir ce bouton. Aprés quelques secondes de recueillement, je l'ai même essayé.
Tu appuies dessus et il y a un son tout pourri de chasse d'eau qui sort de la cuvette. Tu peux même régler le volume.
Et tout ça pourquoi ? Pour cacher le bruit de ton caca qui fait ploc ou de ton pet qui fait prout.
Tu le crois ça ? J'étais destiné à avoir cette révélation aujourd'hui..
J'en pleurerais.
Ce qui est "marrant" dans ce que je fais, c'est que quand ça va deja pas spécialement bien, ben je vais faire en sorte de faire des choix encore plus pourris.
Mais je vis des choses incroyables, n'est ce pas ?!
Bon, je me raccroche à ce que je peux hein...
Evidement, j'ai raté mon transfert.
Mais ça je m'en fout, j'ai été touché par la grace. Et j'ai pissé.
Je demande de l'aide à un guichet. Et à nouveau je me retrouve avec une liste super propre des transferts et des horaires.
La JR, à nouveau, c'est cher mais tu sais pourquoi : ils ont des chiottes avec le bouton "bruit de chasse d'eau" dedans.
Finalement, j'arrive à Fukuoka, dans le quartier de Hakata.
Il est 9h du soir. Je cherche même pas une laverie.
Je trouve un tshirt dans un combini.
En sortant, je tombe sur un resto à ramen ambulant ! Enfin un vrai !
Pas de prix affichés, je m'y installe, je commande comme je peux.
C'est pas spécialement bon. Je prends une bière.
Je me fais assassiner au moment de règler.
Bon.
Je trouve un mangakissa pas loin.
Je prends le forfait 15h. Je veux poster ce soir.
Demain, je vais essayer de trouver une laverie parce que je sais comment le dire en japonais et pis je passe en Corée.
Enfin, j'esaie en tous les cas.
Sur pourquoi j'aime les Pocky :
Alors, les Pocky, c'est comme les Mikado chez nous. Sauf que les Pocky excercent sur moi un pouvoir mystique. Quand y en a, j'en prends.
J'en ai trois boites avec moi à l'instant même.
Et aujourd'hui j'ai découvert qui fait la pub pour les Pocky ? Yellow Magic Orchestra.
Et qui fait partie de YMO ? Ryuichi Sakamoto.
Voila.
C'est tout.
Sur les toilettes japonaises ou "je tue le mythe et pour en créer un autre" :
Bon, alors CONTRAIREMENT à ce que l'on peut penser, il y a TOUJOURS du papier dans les toilettes japonaises.
Par contre, c'est encore plus technologiquement avancé que ce que j'avais imaginé.
Il y a pas mal de boutons, en général :
- un bouton pour t'arroser les fefesses quand t'as fait popo.(des fois même deux, un pour faire jet et l'autre pour faire plus arrosoir)
- un bouton quand t'es une fille pour t'arroser la kikette. Attention les garçons, faut pas se tromper, ça surprend.
- deux boutons pour régler le chauffage de la cuvette.
- un bouton "stop" pour tout arrêter, parce que des fois ça devient ingérable autant de confort...
- un bouton pour remonter ou rabattre la cuvette.
- et enfin deux boutons pour tirer la chasse d'eau, petit besoin et gros besoin.
Et pis, plus rarement :
- un bouton pour vaporiser un puissant desodorisant qui te fera fondre le cul si tu t'enlèves pas au moment de le balancer.
- un bouton "BRUIT DE CHASSE D'EAU", qui est mystique et collector. Y a même deux boutons pour regler le volume. BORDEL !
Le pti orchestre du metro
Hiroshima
Le tram d'Hiroshima
Le train pour Fukuoka
Le ramen shop qui m'a assassine.
Kyoto 2, le retour de l'ultra vengeance
Himeji
Je me lève, je prends le premier train pour Kyoto, je pue le phoque.
Un mec, oui oui, un mec, m'adresse la parole. Il me demande d'ou je viens, il m'explique qu'il est au conservatoire, qu'il est allé étudier le R'n'B aux States pendant un mois et que plus tard il veut faire de la J-pop.
Conservatoire -> J-Pop. Ok.
Kyoto
Je chope le metro pour aller vers chez Tomoe et je trouve un mangakissa dans le coin. Je me douche. Comment c'est bon.
Le soir on se retrouve vers 8h30. Je suis completement explosé et j'ai rien mangé.
Je suis à deux doigts de l'hypoglycémie quand elle s'en apreçoit et me donne des ptis pains à manger. Cool.
On tente de se décider sur un truc à aller visiter le lendemain. J'ai du mal à garder des yeux ouverts.
Le lendemain, on a rendez vous avec April à la boulangerie ou elle travaille. Tomoe y travaille aussi deux ou trois fois par semaine. La patronne veut me voir.
Normal, chuis français, ça rime avec baguette. La boulangerie s'appelle "le pain de lait", y a des tas de trucs écrits en français, des drapeaux français à l'entrée, mais la patronne sait juste dire "bonjour" et "merci". Tomoe m'avait annoncé qu'elle savait parler français...
C'est vrai que, quelque part, je sais parler japonais, moi aussi...
April et Tomoe décident que le lendemain midi on va faire un repas ou chacun doit préparer un plat de son pays. HoooooLALALALA LALALA
Je vous arrête de suite ! Moi, je sais juste faire la quiche lorraine, oké !? et encore...
J'ai du bol, personne a de plat pour faire une quiche. Je n'aurais pas à cuisiner, la réputation de la France au Japon est sauvée.
Je dois juste amener le vin et le pain. ok.
L'aprés midi, on visite le pont de Togetsukyo, les jardins du temple de Tenryu-ji. On traverse une jolie forêt de bambous.
Sur le retour, je prends un bento. Elle prend juste un onigiri(boulette de riz avec un truc au dedans: poisson, datte, viande...). Elle mange que dalle c'est dingue.
A chaque fois que je demande pourquoi elles font des régimes, sans exception, la réponse est "parce que mon copain ou mes amis me disent que je suis grosse..." waow, sympa le copain et sympa les amis.
Je propose d'essayer de trouver un film en français à regarder, puisqu'elle aime bien la France.
A defaut de "la grande vadrouille", on trouve "la grande seduction", un film trés mignon mais quebecois. Je suis pas sur que ce soit le top pour qu'elle travaille son français mais la pochette lui plait bien.
On dicute un peu de cinema, elle aussi déteste Takeshi Kitano. Elle aime pas trop les films a petits budgets ou les films indépendants aussi.
Elle a le "Dernier Samourai" et quand je lui dis que Ken Watanabe il enterre Tom Cruise, elle est d'accord. Elle a pas le choix de toutes les manières.
Le soir, on retrouve April au resto de Gyoza ou travaille Eunji. Eunji est contente de nous voir, elle a eu une journée difficile. Elle veut quitter son taff depuis un moment. Elle a quelques soucis avec les autres employés qui la traitent moyennement bien. Je crois que c'est parce qu'elle est coréenne mais personne a voulu le dire.
Moi je me gave de gyozas.
Sur le chemin vers le bus, April et Tomoe décident d'aller au "PuriKura". Mékesskeucééé ?!
Sur le PURIKURA ou "le sport préféré des nanas aprés le shopping" ou encore "c'est comme si ta vie c'est 'Ok Podium'...":
Alors, le Purikura, c'est un photomaton puissance mille spécial filles(j'ai eu l'idée saugrenue de demander si des mecs s'aventuraient la dedans...). Dans la cabine, tu peux rentrer avec tes quinze copines, y a un dome d'élairage frontal ULTRA VIOLENT qui gomme bien tout le modelé du visage(plus de boutons, plus de pomettes, plus de moustache...) et tu prends des tas de poses trop kawai en plissant des yeux parce que ta rétine elle brûle. Aprés, tu laisses la place à un autre groupe tandis que tu vas dans un petit compartiment sur le côté pour customiser tes photos. Et là, avec des stylets et un écran tactile, tu dessines sur tes photos, avec beaucoup de rose et de coeurs et de nounours trop kawai pendant un temps limité tout en hurlant sous le stress. Pis quand t'es trop moche, tu t'ajoutes des lunettes de soleil, ou tu t'agrandis les yeux. Il y a deux stylets, comme ça tout le monde peut dessiner ensemble. Et hurler. Et pis ça imprime les photos en tout petit sur des stickers que tu peux coller dans tes cahiers, tout en hurlant. Pis ça te les envoie sur ton adresse mail si tu veux aussi. Comme ça tu hurles aussi chez toi devant ton ordi.
Et le fait est que c'est trés rigolo. Bien plus que les parties de Gundam jouées juste à côté par des hordes de babouins lymphatiques.
C'est marrant, y a des groupes d'une dizaine de nanas qui rentrent en piaillant dans la salle et les mecs lèvent même pas les yeux. Je veux dire, même ceux qui jouent pas. Ils matent des putain de robots géants en troidé moche qui cassent des immeubles moches.
Mon Japon a un gène Irlandais, c'est sur...
Vive le Purikura, c'est trés rose, mais c'est rigolo.
Le lendemain matin, Tomoe travaille. Elle m'a laissé des doubles des clés et des indications pour trouver un caviste.
Effectivement, c'est un vrai caviste. Elles m'ont dit qu'elles aimaient le vin blanc sucré. Oké. Alors, j'évite le Sauternes à 50e la bouteille, je choppe un Montbazillac à un peu moins de 20e et du fromage Kiri(haha). Je trouve aussi du vrai pain dans une boulangerie et pour faire correctement les choses, je choppe aussi deux bouquets de fleurs(hooo maman le prix des fleurs au Japon...).
A chaque fois j'ai débarqué les mains vides chez l'une ou chez l'autre, j'essaie de me rattraper un peu. Apparament, c'est pas courant d'offrir des fleurs au Japon.
L'une comme l'autre ne s'étaient jamais faites offrir de fleurs. ho.
Elles savaient pas non plus qu'il faut les mettre dans un peu d'eau pour qu'elles tiennent un peu plus d'une journée.
Le repas est super bon, je me souviens plus du nom des plats. Le fromage Kiri est un succés total.
En fin d'aprés midi, Eunji a fini de travailler et elle nous rejoint. A nouveau, c'est fromage Kiri pour tout le monde. Si j'avais su j'aurais pris une barquette de plus.
Pis d'un coup, sous l'effet du mélange Kiri-Montbazillac, une frénésie lollypopesque s'empare du groupe : on retourne au PURIKURAAAAA !
ok, pas de problème, je prends mes boules quies, mes lunettes de soleil, ma crème solaire indice 140 et je vous suis.
Et rebelotte, on pose, on hurle, on repose, on rehurle, etc...
Devant la salle d'arcade, je dis au revoir à April et Eunji, puis on rentre.
Le film canadien, plait moyennement a Tomoe. Quand je rigole elle comprend pas trop pourquoi. C'est pas ma faute, c'est des quebecois.
Le lendemain elle ne travaille que l'aprés midi, alors je peux me reposer.
En début d'aprés midi, on se dit au revoir et puis je prends la direction de la gare de Kyoto.
La bas, j'achète un ticket de bus de nuit pour Hiroshima. En attendant mon bus, je me pose dans un café.
Il y a "Merry Christmas Mr Lawrence" de Riyuichi Sakamoto qui passe en boucle pendant 3h dans la gare.
Sur la maladie du shopping au Japon :
Le gens ont presque tous des paquets dans les bras. Même les "jeunes hors système" ils ont des paquets avec écrit GAP dessus. Bon, c'est le même délire dans tous les pays developpés, les gens bossent, ils savent plus trop pourquoi et ils consomment.
A toutes les personnes à qui j'ai demandé "que fais tu pendant ton temps libre", 90% des réponses, c'est "du shopping !".
Alors faut savoir qu'au Japon, si ton activité principale dans la vie n'est pas le shopping, ben des fois tu t'emmerdes.
Sur le problème de la crème au Japon, ou "la mauvaise surprise a chaque fois que tu manges un gâteau que tu crois qu'il est normal" :
Genre la crème c'est trop de la balle alors on va en mettre partout. Et à bloc. Mais bien caché surtout.
Donuts, petits pains, gateaux, etc... A chaque fois tu crois que ton gateaux il est normal, comme un gateau quoi, tu croques dedans un bonne bouchée et là, ça dégueule de crème bien écoeurante qui te rentre dans le nez et te coule sur le menton. Evidement en général à ce moment là, y a une petite nana ou un salary man tout propre qui te regarde et pis aussi t'as pas de serviette ou de kleenex, parce que MERDE, c'est sensé être juste un GATEAU, pas une mine anti personnel à la crème.
Alors avec des coups comme ça, on a ensuite des plaisirs simples, du style je prends 3 donuts qui ont l'air NORMAUX. Les deux premiers sont blindés de crème dégueulasse et heureusement le dernier c'est juste de la pâte. De la pâte et du sucre. Et là ça fait trop plaisir, parce que c'est juste ce que tu veux.
Je me lève, je prends le premier train pour Kyoto, je pue le phoque.
Un mec, oui oui, un mec, m'adresse la parole. Il me demande d'ou je viens, il m'explique qu'il est au conservatoire, qu'il est allé étudier le R'n'B aux States pendant un mois et que plus tard il veut faire de la J-pop.
Conservatoire -> J-Pop. Ok.
Kyoto
Je chope le metro pour aller vers chez Tomoe et je trouve un mangakissa dans le coin. Je me douche. Comment c'est bon.
Le soir on se retrouve vers 8h30. Je suis completement explosé et j'ai rien mangé.
Je suis à deux doigts de l'hypoglycémie quand elle s'en apreçoit et me donne des ptis pains à manger. Cool.
On tente de se décider sur un truc à aller visiter le lendemain. J'ai du mal à garder des yeux ouverts.
Le lendemain, on a rendez vous avec April à la boulangerie ou elle travaille. Tomoe y travaille aussi deux ou trois fois par semaine. La patronne veut me voir.
Normal, chuis français, ça rime avec baguette. La boulangerie s'appelle "le pain de lait", y a des tas de trucs écrits en français, des drapeaux français à l'entrée, mais la patronne sait juste dire "bonjour" et "merci". Tomoe m'avait annoncé qu'elle savait parler français...
C'est vrai que, quelque part, je sais parler japonais, moi aussi...
April et Tomoe décident que le lendemain midi on va faire un repas ou chacun doit préparer un plat de son pays. HoooooLALALALA LALALA
Je vous arrête de suite ! Moi, je sais juste faire la quiche lorraine, oké !? et encore...
J'ai du bol, personne a de plat pour faire une quiche. Je n'aurais pas à cuisiner, la réputation de la France au Japon est sauvée.
Je dois juste amener le vin et le pain. ok.
L'aprés midi, on visite le pont de Togetsukyo, les jardins du temple de Tenryu-ji. On traverse une jolie forêt de bambous.
Sur le retour, je prends un bento. Elle prend juste un onigiri(boulette de riz avec un truc au dedans: poisson, datte, viande...). Elle mange que dalle c'est dingue.
A chaque fois que je demande pourquoi elles font des régimes, sans exception, la réponse est "parce que mon copain ou mes amis me disent que je suis grosse..." waow, sympa le copain et sympa les amis.
Je propose d'essayer de trouver un film en français à regarder, puisqu'elle aime bien la France.
A defaut de "la grande vadrouille", on trouve "la grande seduction", un film trés mignon mais quebecois. Je suis pas sur que ce soit le top pour qu'elle travaille son français mais la pochette lui plait bien.
On dicute un peu de cinema, elle aussi déteste Takeshi Kitano. Elle aime pas trop les films a petits budgets ou les films indépendants aussi.
Elle a le "Dernier Samourai" et quand je lui dis que Ken Watanabe il enterre Tom Cruise, elle est d'accord. Elle a pas le choix de toutes les manières.
Le soir, on retrouve April au resto de Gyoza ou travaille Eunji. Eunji est contente de nous voir, elle a eu une journée difficile. Elle veut quitter son taff depuis un moment. Elle a quelques soucis avec les autres employés qui la traitent moyennement bien. Je crois que c'est parce qu'elle est coréenne mais personne a voulu le dire.
Moi je me gave de gyozas.
Sur le chemin vers le bus, April et Tomoe décident d'aller au "PuriKura". Mékesskeucééé ?!
Sur le PURIKURA ou "le sport préféré des nanas aprés le shopping" ou encore "c'est comme si ta vie c'est 'Ok Podium'...":
Alors, le Purikura, c'est un photomaton puissance mille spécial filles(j'ai eu l'idée saugrenue de demander si des mecs s'aventuraient la dedans...). Dans la cabine, tu peux rentrer avec tes quinze copines, y a un dome d'élairage frontal ULTRA VIOLENT qui gomme bien tout le modelé du visage(plus de boutons, plus de pomettes, plus de moustache...) et tu prends des tas de poses trop kawai en plissant des yeux parce que ta rétine elle brûle. Aprés, tu laisses la place à un autre groupe tandis que tu vas dans un petit compartiment sur le côté pour customiser tes photos. Et là, avec des stylets et un écran tactile, tu dessines sur tes photos, avec beaucoup de rose et de coeurs et de nounours trop kawai pendant un temps limité tout en hurlant sous le stress. Pis quand t'es trop moche, tu t'ajoutes des lunettes de soleil, ou tu t'agrandis les yeux. Il y a deux stylets, comme ça tout le monde peut dessiner ensemble. Et hurler. Et pis ça imprime les photos en tout petit sur des stickers que tu peux coller dans tes cahiers, tout en hurlant. Pis ça te les envoie sur ton adresse mail si tu veux aussi. Comme ça tu hurles aussi chez toi devant ton ordi.
Et le fait est que c'est trés rigolo. Bien plus que les parties de Gundam jouées juste à côté par des hordes de babouins lymphatiques.
C'est marrant, y a des groupes d'une dizaine de nanas qui rentrent en piaillant dans la salle et les mecs lèvent même pas les yeux. Je veux dire, même ceux qui jouent pas. Ils matent des putain de robots géants en troidé moche qui cassent des immeubles moches.
Mon Japon a un gène Irlandais, c'est sur...
Vive le Purikura, c'est trés rose, mais c'est rigolo.
Le lendemain matin, Tomoe travaille. Elle m'a laissé des doubles des clés et des indications pour trouver un caviste.
Effectivement, c'est un vrai caviste. Elles m'ont dit qu'elles aimaient le vin blanc sucré. Oké. Alors, j'évite le Sauternes à 50e la bouteille, je choppe un Montbazillac à un peu moins de 20e et du fromage Kiri(haha). Je trouve aussi du vrai pain dans une boulangerie et pour faire correctement les choses, je choppe aussi deux bouquets de fleurs(hooo maman le prix des fleurs au Japon...).
A chaque fois j'ai débarqué les mains vides chez l'une ou chez l'autre, j'essaie de me rattraper un peu. Apparament, c'est pas courant d'offrir des fleurs au Japon.
L'une comme l'autre ne s'étaient jamais faites offrir de fleurs. ho.
Elles savaient pas non plus qu'il faut les mettre dans un peu d'eau pour qu'elles tiennent un peu plus d'une journée.
Le repas est super bon, je me souviens plus du nom des plats. Le fromage Kiri est un succés total.
En fin d'aprés midi, Eunji a fini de travailler et elle nous rejoint. A nouveau, c'est fromage Kiri pour tout le monde. Si j'avais su j'aurais pris une barquette de plus.
Pis d'un coup, sous l'effet du mélange Kiri-Montbazillac, une frénésie lollypopesque s'empare du groupe : on retourne au PURIKURAAAAA !
ok, pas de problème, je prends mes boules quies, mes lunettes de soleil, ma crème solaire indice 140 et je vous suis.
Et rebelotte, on pose, on hurle, on repose, on rehurle, etc...
Devant la salle d'arcade, je dis au revoir à April et Eunji, puis on rentre.
Le film canadien, plait moyennement a Tomoe. Quand je rigole elle comprend pas trop pourquoi. C'est pas ma faute, c'est des quebecois.
Le lendemain elle ne travaille que l'aprés midi, alors je peux me reposer.
En début d'aprés midi, on se dit au revoir et puis je prends la direction de la gare de Kyoto.
La bas, j'achète un ticket de bus de nuit pour Hiroshima. En attendant mon bus, je me pose dans un café.
Il y a "Merry Christmas Mr Lawrence" de Riyuichi Sakamoto qui passe en boucle pendant 3h dans la gare.
Sur la maladie du shopping au Japon :
Le gens ont presque tous des paquets dans les bras. Même les "jeunes hors système" ils ont des paquets avec écrit GAP dessus. Bon, c'est le même délire dans tous les pays developpés, les gens bossent, ils savent plus trop pourquoi et ils consomment.
A toutes les personnes à qui j'ai demandé "que fais tu pendant ton temps libre", 90% des réponses, c'est "du shopping !".
Alors faut savoir qu'au Japon, si ton activité principale dans la vie n'est pas le shopping, ben des fois tu t'emmerdes.
Sur le problème de la crème au Japon, ou "la mauvaise surprise a chaque fois que tu manges un gâteau que tu crois qu'il est normal" :
Genre la crème c'est trop de la balle alors on va en mettre partout. Et à bloc. Mais bien caché surtout.
Donuts, petits pains, gateaux, etc... A chaque fois tu crois que ton gateaux il est normal, comme un gateau quoi, tu croques dedans un bonne bouchée et là, ça dégueule de crème bien écoeurante qui te rentre dans le nez et te coule sur le menton. Evidement en général à ce moment là, y a une petite nana ou un salary man tout propre qui te regarde et pis aussi t'as pas de serviette ou de kleenex, parce que MERDE, c'est sensé être juste un GATEAU, pas une mine anti personnel à la crème.
Alors avec des coups comme ça, on a ensuite des plaisirs simples, du style je prends 3 donuts qui ont l'air NORMAUX. Les deux premiers sont blindés de crème dégueulasse et heureusement le dernier c'est juste de la pâte. De la pâte et du sucre. Et là ça fait trop plaisir, parce que c'est juste ce que tu veux.
Le repas chez Tomoe
Dans le box de Purikura,
juste avant de poser.
Et pis on dessine sur les photos en hurlant
Résultat de la manœuvre :
Mamy, c'est pour toi !
Pourquoi ai-je si honte ?
(cette photo provient de la
1ere séance Purikura, sans Eunji.
J'ai pas recu celles de la 2eme séance...)
Kobe et Himeji
Osaka
Juste avant d'aller au mangakissa le soir, je vais boire un café. Au Excelsior. Y a que le nom qui pète c'est un Starbuck au rabais.
Y a quelqu'un qui rentre, c'est une occidentale, une quarantaine d'années, blonde, l'air suuuper triste. Elle s'assoie avec sa copine à deux trois mètres.
Elle me fait un signe de la tête et me regarde avec insistance. Ok, stop. De suite là, stop.
J'ai pas du tout envie de parler avec des occidentaux, c'est mort. Je regarde ailleurs.
J'ai eu mon Australien hier soir, j'ai payé.
Plus tard, perdu dans mes pensées j'ai le malheur de lever la tête vers elle.
La nana en une demi seconde elle me fait 5 clins d'oeils, elle fait le tour de ses lèvres avec la langue en me regardant et elle se mordille la lèvre infèrieure. Et aprés ça, un grand sourire...
Putain mais je rêve ou quoi ? Ils ont mis un truc dans son café à Excelsior ?! C'est quoi ce délire ?
Je souris poliement, genre "merciiiiiiiii, mais excusez moi de vous demander pardon, pas d'offense, mais j'ai une lessive à faire et Attention à la marche va bientôt commencer. mais pas d'offense hein." et je replonge dans mon café, je me noie dans mon café, j'explore les abysses de ma tasse, je deviens le Cousteau du café, je disparais.
Je lève les yeux. Elle me regarde plus. Je coure au mangakissa.
Kobe
Le matin, je prends le chemin de la gare.
Je prends le ticket. J'attends, je décide de prendre un café dans un distributeur avec mes pièces de 10y, il en faut 12. Le train arrive. Toujours aussi bon en math, j'avais mal calulé j'ai pas assez de pièces de 10 mais celles que j'avais sont deja dans l'appareil. Je finis de récuperer mes pièces de 10. Le train est reparti. HAHA SUPEEER ROBEEERT !! mais trop LOL quoi !! PTDR quoi !!!!
Bon, dans la gare, j'avais vu une House of Curry, faut pas me la faire à moi, chuis sorti major de l'université internationale des actes manqués.
Une règle absolue au Japon, à respecter en toutes circonstances : qui rate un train mange un curry vert. Oké, ça sonne pas, mais c'est une règle.
Alors Kobe, c'est sympa, mais je sais pas trop quoi y faire. Le boeuf est trop cher. Avec un plat de beouf ridicule, je bouffe 4 ramens qui tabassent. Laisse béton comment ça tient pas le coup. Là, chuis fort en math, enfin, je m'entends...
Pas spécialement envie de visiter de temples. Contre coup de laisser des gens sympas pour avancer, j'ai pas trop la patate du coup.
Je me balade beaucoup puis quand j'en peux plus je me pose dans un pti café pour dessiner. J'essaie de prendre mon billet Seoul-Shanghai, mais la première companie me le refuse, j'en prends un sur une autre, je sais pas encore si c'est passé.
Ok, donc en gros, Kobe, j'ai rien foutu. Je prends quand même une nuit la bas, je veux dormir et je dors mes douze heures.
Quand je dors pas assez je déprime sec.
Je pars donc pour Himeji, il parait qu'il y a le plus beau chateau de tout le Japon là bas. En fait c'est juste une excuse pour prendre le train et voire le paysage.
Ca longe la côte ici, c'est de la bombe bébé.
Bon, le chateau, quand même, je suis pas contre. Le "plus beau"... quand même quoi...
Sur POURQUOI je rencontre et discute essentiellement avec des filles :
Dans le train, je discute avec une étudiante.
Bon, alors là, faut que je fasse taire immédiatement les mauvais esprits qui s'éveillent. Oui, c'est une fille. Mais c'est pas ma faute quoi. Ici(comme ailleurs), les mecs, ils ont tendance à être cons. Y a que les filles qui lèvent les yeux et qui sourient, alors tu peux rendre un sourire et des fois parler. Les mecs ils font que se la jouer genre "je t'ignore trop, même si t'es le seul blanc qu'il y ait dans le seul fauteil qu'il y ait juste en face de mes seuls pauvres yeux".
Et ça me gène pas plus que ça parce que les filles elle sont plus curieuses, plus jolies et toujours plus intelligentes que les mecs(avec ça je gagne + 10 en popularité auprés de la gente féminine, enfin je crois).
Donc, puisqu'il est impossible d'établir contact avec les autres babouins de mon espèce, je discute avec la seule personne qui ait bien voulu me regarder : une petite étudiante qui s'appelle Kana. Elle étudie a Osaka, habite chez ses parents à Himeji et se bouffe 2h de train aller-retour tous les jours. Ils ont pas les sous pour lui payer un appart. Elle joue de la trompette. Elle m'apprend aussi que le "plus beau chateau de tout le Japon" est en rénovation, couvert de baches, mais qu'on peut quand même voir le dedans.
ok. super norbert.
Himeji
Quand j'arrive à la gare, je commence par chercher une laverie. Aprés plusieurs personnes qui savent pas du tout. On m'en indique une. Je marche longtemps, loin.
C'est cool, je commence à voir de vraies petites rues avec des endroits pourraves et deserts, des terrains vagues, des bouts de routes désafectées, etc... un peu Gozu quoi. Ca me plait bien ça. Gozu, c'est ma reference à moi. Ca craint quand même d'aller visiter le Japon avec comme reference Gozu...
Je finis par trouver la laverie et je mange un excellent bento froid, bien meilleur que celui de Shizuoka qui était deja bien bon. Mais je deviens difficile aussi.
Je repars, je sais pas du tout ou je suis. Je sais juste que je suis vraiment loin du centre ville. Je continue d'emprunter les rues les plus moisies possibles parce que c'est plus drôle et je finis par tomber sur le parc du chateau. Je vois une carte. Wow, j'ai contourné le chateau pour arriver par le Nord. J'ai pas mal marché donc.
Je commence à avoir mal au dos et au bras. Mais c'est que le début. Parce que pendant un moment, je vais le tirer sur du gravier. Pis d'un coup, je me rappele que c'est AUSSI un sac à dos ! Donc, je le mets sur mon dos. Oué.
Quand j'arrive, le chateau est donc sous une grosse bache, et en plus c'est trop tard, il est fermé. Haha.
Je repars en ville et tombe sur un centre commercial étrangement vide.
Au centre ville j'aide une mamie à ramasser la dizaine de vélos qu'elle a fait tomber en garant le sien.
Je trouve un resto à soba, je mange bien, je bois un café, je vais dans un mangakissa.
Et là, à nouveau, c'est vie ma vie de merde haha
Le mec me dit qu'il n'y a pas de box avec couchette dans ce mangakissa. ok. que des chaises inclinables. ok. Je fais pas la fine bouche, je prends.
Je m'installe. J'écreis un ou deux mails. Tomoe et April me proposent de repasser par Kyoto pour le week end. A ce moment là, j'hésitais encore. Ce qui va suivre va me décider pour de bon.
Environ 1h aprés, je capte que je suis dans la partie fumeur. J'essaie de tenir le coup mais ca pue trop, c'est impossible. Et je commence a vraiment avoir la gorge irritée.
Je retourne à l'accueil et leur explique je veux un box non fumeur. Y a pas, c'est full de full.
Bon, ok, je vais à l'hotel. Y a pas moyen que je dorme à nouveau avec les fumeurs.
Je me dis, tiens, pour une fois cette grosse merde de Lonely Planet que je me traine depuis le debut du voyage va me servir à autre chose qu'à caler des tables.
Hotel "premier prix" à Himeji selon ce magnifique guide de merde : 7000yens soit environ 65euros. HAHA. Pas moyen.
Je marche jusqu'à la zone des business hotels indiqués par LP, c'est loin. J'en fais le tour. Tous les hotels proposent les mêmes prix.
Il est 2h du mat, j'abdique, je suis prêt à payer 100e la chambre s'il le faut.
Tous les hotels sont FULL de FULL. Ca fait maintenant 2-3h que je marche.
J'avais pas assez marché aujourd'hui de toutes les manières. Au Japon, je mange comme un porc, mais je maigri. Trop fort.
HAHA, sur le retour vers le centre ville. Je rigole. Seul dans la rue. C'est marrant, quand il m'arrive des trucs comme ça, au début je fais peu la gueule, puis passé un certain palier, la situation me fait rigoler. Ca m'arrive souvent au Japon.
J'arrive quand même un peu à bout de souffle, l'épaule et le dos fracassés, les pieds qui deviennent vraiment lourds.
Tout est fermé partout. J'ai faim et il fait froid.
Et là, quand tout espoir t'abandonne, QUI te tend les bras ? QUI te propose un siège au chaud ou poser ton cul tout crampé par des heure de marche ? QUI te propose de te gaver de gras à 3h du mat ?
L'oncle RONALD pardi !
Et c'est donc en hurlant "Vive l'Amerique !" que j'entre commander un McPoulépanékipik.
Bon. Il fait chaud, c'est cool. Dans le McDo, des tableaux représentant la côte d'Azur. Comment ça pète !
Le cerveau ramolli par la chaleur, le sucre et le cholesterol, ma volonté est anéhantie et je retourne presque heureux au mangakissa prendre un box chez les fumeurs.
Il ne reste que ceux avec des fauteils masseurs inclinables. Ok. J'm'en fout, même si tu me proposais de dormir dans les chiottes, je prendrais.
Ptain, à presque 4h du mat, je me fais masser les mollets par un fauteuil-robot-porte-avion-gundam tandis qu'Andrea Boccelli interprête "Con te partiro".
J'arrive plus a savoir si je suis heureux ou a deux doigts du suicide, Ou les deux en même temps.
Et en plus ils ont pas de douches.
J'envoie un mail à Tomoe et April : je reviens sur Kyoto pour le week end
Sur trouver des chouettes restos au Japon :
Je pense que ça peut s'adapter à la majeure partie des pays du globe, mais au Japon, ça marche vraiment bien.
C'est simple, faut JAMAIS prendre les artères principales, c'est que de la merde. Comme partout. Faut prendre les petites rues paralleles.
C'est là ou y a tous tuyaux d'aération des magasins et restos de la rue principale. C'est aussi là qu'ils font passer les cables electriques.
Donc c'est moins cher pour le loyer, c'est là ou sont les ptis restos cools de cools(ramens, gyoza,soba...) et pas chers et aussi les gens sympas.
Et pis en plus, ces rues la, elles ont de la gueule.
Sur les japonais qui ont probablement un gène irlandais :
Bon, ici, les mecs, ils matent pas. Jamais. Ou alors quand un mec mate c'est vraiment hallucinant tellement le regard il est glauque. J'ai vu ça qu'une fois, dans le métro, quand une nana sortait de la rame, ça foutait les jetons.
Donc, globalement au Japon, les nanas sont en mini-jupes, ou en mini-"remplacez par ce qui vous branche". Donc, si t'es un mec normal, des fois, tu mates. Parce que des fois c'est joli et pas seulement ridicule(elles savent pas toujours s'habiller ici). Pas comme un gros porc. Mais poliment, sans insister, comme un gentleman. Normal, quoi. Enfin, je crois.
Mais les mecs ici, non. Jamais. Zboob.
Les seules fois ou j'ai vu des mecs mater, mais vraiment mater, je veux dire avec un intérêt visible, c'était :
1- une affiche manga avec une ado qui montrait sa culotte
2- une statuette manga avec une ado qui montrait sa culotte
4- un magazine de lolitas avec une ado qui montrait sa culotte
5- une vraie statue classique qui était pas sensée montrer quoi que se soit, mais le mec se démontait quand même le cou pour savoir si QUAND MEME, y avait pas une culotte quelque part la dessous. Merde quoi. On est au Japon. Mais ca devait pas être un artiste japonais qui a fait ça. Du coup c'était tellement nul qu'ils l'ont mise dans la rue.
Juste avant d'aller au mangakissa le soir, je vais boire un café. Au Excelsior. Y a que le nom qui pète c'est un Starbuck au rabais.
Y a quelqu'un qui rentre, c'est une occidentale, une quarantaine d'années, blonde, l'air suuuper triste. Elle s'assoie avec sa copine à deux trois mètres.
Elle me fait un signe de la tête et me regarde avec insistance. Ok, stop. De suite là, stop.
J'ai pas du tout envie de parler avec des occidentaux, c'est mort. Je regarde ailleurs.
J'ai eu mon Australien hier soir, j'ai payé.
Plus tard, perdu dans mes pensées j'ai le malheur de lever la tête vers elle.
La nana en une demi seconde elle me fait 5 clins d'oeils, elle fait le tour de ses lèvres avec la langue en me regardant et elle se mordille la lèvre infèrieure. Et aprés ça, un grand sourire...
Putain mais je rêve ou quoi ? Ils ont mis un truc dans son café à Excelsior ?! C'est quoi ce délire ?
Je souris poliement, genre "merciiiiiiiii, mais excusez moi de vous demander pardon, pas d'offense, mais j'ai une lessive à faire et Attention à la marche va bientôt commencer. mais pas d'offense hein." et je replonge dans mon café, je me noie dans mon café, j'explore les abysses de ma tasse, je deviens le Cousteau du café, je disparais.
Je lève les yeux. Elle me regarde plus. Je coure au mangakissa.
Kobe
Le matin, je prends le chemin de la gare.
Je prends le ticket. J'attends, je décide de prendre un café dans un distributeur avec mes pièces de 10y, il en faut 12. Le train arrive. Toujours aussi bon en math, j'avais mal calulé j'ai pas assez de pièces de 10 mais celles que j'avais sont deja dans l'appareil. Je finis de récuperer mes pièces de 10. Le train est reparti. HAHA SUPEEER ROBEEERT !! mais trop LOL quoi !! PTDR quoi !!!!
Bon, dans la gare, j'avais vu une House of Curry, faut pas me la faire à moi, chuis sorti major de l'université internationale des actes manqués.
Une règle absolue au Japon, à respecter en toutes circonstances : qui rate un train mange un curry vert. Oké, ça sonne pas, mais c'est une règle.
Alors Kobe, c'est sympa, mais je sais pas trop quoi y faire. Le boeuf est trop cher. Avec un plat de beouf ridicule, je bouffe 4 ramens qui tabassent. Laisse béton comment ça tient pas le coup. Là, chuis fort en math, enfin, je m'entends...
Pas spécialement envie de visiter de temples. Contre coup de laisser des gens sympas pour avancer, j'ai pas trop la patate du coup.
Je me balade beaucoup puis quand j'en peux plus je me pose dans un pti café pour dessiner. J'essaie de prendre mon billet Seoul-Shanghai, mais la première companie me le refuse, j'en prends un sur une autre, je sais pas encore si c'est passé.
Ok, donc en gros, Kobe, j'ai rien foutu. Je prends quand même une nuit la bas, je veux dormir et je dors mes douze heures.
Quand je dors pas assez je déprime sec.
Je pars donc pour Himeji, il parait qu'il y a le plus beau chateau de tout le Japon là bas. En fait c'est juste une excuse pour prendre le train et voire le paysage.
Ca longe la côte ici, c'est de la bombe bébé.
Bon, le chateau, quand même, je suis pas contre. Le "plus beau"... quand même quoi...
Sur POURQUOI je rencontre et discute essentiellement avec des filles :
Dans le train, je discute avec une étudiante.
Bon, alors là, faut que je fasse taire immédiatement les mauvais esprits qui s'éveillent. Oui, c'est une fille. Mais c'est pas ma faute quoi. Ici(comme ailleurs), les mecs, ils ont tendance à être cons. Y a que les filles qui lèvent les yeux et qui sourient, alors tu peux rendre un sourire et des fois parler. Les mecs ils font que se la jouer genre "je t'ignore trop, même si t'es le seul blanc qu'il y ait dans le seul fauteil qu'il y ait juste en face de mes seuls pauvres yeux".
Et ça me gène pas plus que ça parce que les filles elle sont plus curieuses, plus jolies et toujours plus intelligentes que les mecs(avec ça je gagne + 10 en popularité auprés de la gente féminine, enfin je crois).
Donc, puisqu'il est impossible d'établir contact avec les autres babouins de mon espèce, je discute avec la seule personne qui ait bien voulu me regarder : une petite étudiante qui s'appelle Kana. Elle étudie a Osaka, habite chez ses parents à Himeji et se bouffe 2h de train aller-retour tous les jours. Ils ont pas les sous pour lui payer un appart. Elle joue de la trompette. Elle m'apprend aussi que le "plus beau chateau de tout le Japon" est en rénovation, couvert de baches, mais qu'on peut quand même voir le dedans.
ok. super norbert.
Himeji
Quand j'arrive à la gare, je commence par chercher une laverie. Aprés plusieurs personnes qui savent pas du tout. On m'en indique une. Je marche longtemps, loin.
C'est cool, je commence à voir de vraies petites rues avec des endroits pourraves et deserts, des terrains vagues, des bouts de routes désafectées, etc... un peu Gozu quoi. Ca me plait bien ça. Gozu, c'est ma reference à moi. Ca craint quand même d'aller visiter le Japon avec comme reference Gozu...
Je finis par trouver la laverie et je mange un excellent bento froid, bien meilleur que celui de Shizuoka qui était deja bien bon. Mais je deviens difficile aussi.
Je repars, je sais pas du tout ou je suis. Je sais juste que je suis vraiment loin du centre ville. Je continue d'emprunter les rues les plus moisies possibles parce que c'est plus drôle et je finis par tomber sur le parc du chateau. Je vois une carte. Wow, j'ai contourné le chateau pour arriver par le Nord. J'ai pas mal marché donc.
Je commence à avoir mal au dos et au bras. Mais c'est que le début. Parce que pendant un moment, je vais le tirer sur du gravier. Pis d'un coup, je me rappele que c'est AUSSI un sac à dos ! Donc, je le mets sur mon dos. Oué.
Quand j'arrive, le chateau est donc sous une grosse bache, et en plus c'est trop tard, il est fermé. Haha.
Je repars en ville et tombe sur un centre commercial étrangement vide.
Au centre ville j'aide une mamie à ramasser la dizaine de vélos qu'elle a fait tomber en garant le sien.
Je trouve un resto à soba, je mange bien, je bois un café, je vais dans un mangakissa.
Et là, à nouveau, c'est vie ma vie de merde haha
Le mec me dit qu'il n'y a pas de box avec couchette dans ce mangakissa. ok. que des chaises inclinables. ok. Je fais pas la fine bouche, je prends.
Je m'installe. J'écreis un ou deux mails. Tomoe et April me proposent de repasser par Kyoto pour le week end. A ce moment là, j'hésitais encore. Ce qui va suivre va me décider pour de bon.
Environ 1h aprés, je capte que je suis dans la partie fumeur. J'essaie de tenir le coup mais ca pue trop, c'est impossible. Et je commence a vraiment avoir la gorge irritée.
Je retourne à l'accueil et leur explique je veux un box non fumeur. Y a pas, c'est full de full.
Bon, ok, je vais à l'hotel. Y a pas moyen que je dorme à nouveau avec les fumeurs.
Je me dis, tiens, pour une fois cette grosse merde de Lonely Planet que je me traine depuis le debut du voyage va me servir à autre chose qu'à caler des tables.
Hotel "premier prix" à Himeji selon ce magnifique guide de merde : 7000yens soit environ 65euros. HAHA. Pas moyen.
Je marche jusqu'à la zone des business hotels indiqués par LP, c'est loin. J'en fais le tour. Tous les hotels proposent les mêmes prix.
Il est 2h du mat, j'abdique, je suis prêt à payer 100e la chambre s'il le faut.
Tous les hotels sont FULL de FULL. Ca fait maintenant 2-3h que je marche.
J'avais pas assez marché aujourd'hui de toutes les manières. Au Japon, je mange comme un porc, mais je maigri. Trop fort.
HAHA, sur le retour vers le centre ville. Je rigole. Seul dans la rue. C'est marrant, quand il m'arrive des trucs comme ça, au début je fais peu la gueule, puis passé un certain palier, la situation me fait rigoler. Ca m'arrive souvent au Japon.
J'arrive quand même un peu à bout de souffle, l'épaule et le dos fracassés, les pieds qui deviennent vraiment lourds.
Tout est fermé partout. J'ai faim et il fait froid.
Et là, quand tout espoir t'abandonne, QUI te tend les bras ? QUI te propose un siège au chaud ou poser ton cul tout crampé par des heure de marche ? QUI te propose de te gaver de gras à 3h du mat ?
L'oncle RONALD pardi !
Et c'est donc en hurlant "Vive l'Amerique !" que j'entre commander un McPoulépanékipik.
Bon. Il fait chaud, c'est cool. Dans le McDo, des tableaux représentant la côte d'Azur. Comment ça pète !
Le cerveau ramolli par la chaleur, le sucre et le cholesterol, ma volonté est anéhantie et je retourne presque heureux au mangakissa prendre un box chez les fumeurs.
Il ne reste que ceux avec des fauteils masseurs inclinables. Ok. J'm'en fout, même si tu me proposais de dormir dans les chiottes, je prendrais.
Ptain, à presque 4h du mat, je me fais masser les mollets par un fauteuil-robot-porte-avion-gundam tandis qu'Andrea Boccelli interprête "Con te partiro".
J'arrive plus a savoir si je suis heureux ou a deux doigts du suicide, Ou les deux en même temps.
Et en plus ils ont pas de douches.
J'envoie un mail à Tomoe et April : je reviens sur Kyoto pour le week end
Sur trouver des chouettes restos au Japon :
Je pense que ça peut s'adapter à la majeure partie des pays du globe, mais au Japon, ça marche vraiment bien.
C'est simple, faut JAMAIS prendre les artères principales, c'est que de la merde. Comme partout. Faut prendre les petites rues paralleles.
C'est là ou y a tous tuyaux d'aération des magasins et restos de la rue principale. C'est aussi là qu'ils font passer les cables electriques.
Donc c'est moins cher pour le loyer, c'est là ou sont les ptis restos cools de cools(ramens, gyoza,soba...) et pas chers et aussi les gens sympas.
Et pis en plus, ces rues la, elles ont de la gueule.
Sur les japonais qui ont probablement un gène irlandais :
Bon, ici, les mecs, ils matent pas. Jamais. Ou alors quand un mec mate c'est vraiment hallucinant tellement le regard il est glauque. J'ai vu ça qu'une fois, dans le métro, quand une nana sortait de la rame, ça foutait les jetons.
Donc, globalement au Japon, les nanas sont en mini-jupes, ou en mini-"remplacez par ce qui vous branche". Donc, si t'es un mec normal, des fois, tu mates. Parce que des fois c'est joli et pas seulement ridicule(elles savent pas toujours s'habiller ici). Pas comme un gros porc. Mais poliment, sans insister, comme un gentleman. Normal, quoi. Enfin, je crois.
Mais les mecs ici, non. Jamais. Zboob.
Les seules fois ou j'ai vu des mecs mater, mais vraiment mater, je veux dire avec un intérêt visible, c'était :
1- une affiche manga avec une ado qui montrait sa culotte
2- une statuette manga avec une ado qui montrait sa culotte
4- un magazine de lolitas avec une ado qui montrait sa culotte
5- une vraie statue classique qui était pas sensée montrer quoi que se soit, mais le mec se démontait quand même le cou pour savoir si QUAND MEME, y avait pas une culotte quelque part la dessous. Merde quoi. On est au Japon. Mais ca devait pas être un artiste japonais qui a fait ça. Du coup c'était tellement nul qu'ils l'ont mise dans la rue.
Le plus beau château
de tout le Japon.
Un temple en ville.
Kobe, centre ville.
Un parking a Kobe.
Robert de Niro.
mercredi 3 novembre 2010
Genre maintenant je sais des trucs sur le Japon
Allé, je vais parler de trucs sur le Japon en faisant style-genre que je sais de quoi je parle.
Sur la pub dans le métro et ailleurs :
Alors y a un truc agréable ici, c'est que dans le métro et dans la rue, il n'y a pas de pubs qui prennent des murs entiers avec des grosses tetes de con dessus, ou des trucs de luxe. Elles sont en hauteurs, sur les immeubles. A la hauteur des yeux, en général, il n'y a que des infos relativement utiles, comme des panneaux qui annoncent ce qu'il y a dans les étages des immeubles ou alors des menus de restos, ou alors les prix d'un magasin. En général ca ne concerne QUE ce qui se trouve directement à côté. Et pis c'est petit. Et les enseignes des restos, elles sont JOLIES. Et tout ça, ça fait une ENORME différence avec HK ou Shanghai ou encore la France. Ici, y a des affiches et des trucs partout, mais ça m'exaspère beaucoup beaucoup moins qu'ailleurs, parce que c'est pas exactement la même chose. Quand tu cherches une info sur les restos ou les magasins ou si y a un mangakissa ou un café dans l'immeuble, ben tu trouves et t'es pas parasité par des têtes de noeuds qui vendent des machines à laver ou des conneries. Bon, aussi, je comprends rien à ce qu'il y a d'écrit, ça aide.
Sur Kitano au Japon :
Ici, c'est un bouffon, la plupart des personnes à qui j'en ai parlé ne l'aiment pas. Personne veut croire qu'il fasse des films sensibles et qu'il soit un excellent réalisateur. Y en a qu'une qui avait vu Kikujiro et qui a beaucoup aimé. C'est comme si d'un coup un jap venait nous dire que Roucas(décidément, je l'aime bien le pauvre) fait des films intelligents et sensibles. Et qu'en plus il joue dedans et qu'il assure.
Sur le problème avec le français et l'anglais :
Alors, ici c'est n'importe quoi pourvu que ça sonne bien, quelques exemples, y en a eu des beaucoup mieux mais j'ai oublié de les noter.
En français : "Salon de café", "Café du Putit", "Bête à bon dieu", "Côte d'Azur"(karaoke)
En anglais : "This image is just a picture"(sur un menu, c'est toujours bon a savoir), "smoking clean and tender heart"(sur un distributeur de clopes)
Il y a un site magnifique là dessus : "Engrish".
Sur l'avancement professionnel lié au mariage :
Alors, en Corée, comme ici, je viens d'apprendre que quand on est salary man et qu'on bosse dans une company, il y a un moment ou faut être marié si on espère un avancement. Ca veut dire que t'es un gentil kinkin tout bien comme il faut. Pis aussi que, comme aprés t'as une baraque, des gosses et tout, t'as bien la corde au cou pour faire tes heures sup'.
Un exemple, April a un copain qui a trente ans. Elle en a 20 et il lui met grave la pression pour qu'ils se marient et qu'il puisse avoir son putain d'avancement.
Sur ceux qui molardent et ceux qui mettent pas la main devant la bouche quand ils éternuent :
oké, deux détails marrants. Beaucoup de gens molardent dans la rue. Et la plupart ne mettent JAMAIS la main devant la bouche. Ils éternuent comme ça paf dans l'air, ou sur le voisin(je l'ai vu plusieurs fois). Alors c'est ptetre que si on éternue dans sa main, apres on touche un truc, que quelqu'un d'autre va toucher et chopper le rhume, blablablabla. Le truc c'est qu'envoyer 3 litres de morve sur son voisin, c'est pas forcément beaucoup plus hygienique.
Pis alors, je confirme, les mecs japs, ils se lavent jamais les mains quand ils vont pisser. Et trés souvent y a pas de savon dans les toilettes.
Sur le gangsta rap au japon :
Les japonais il parlent pas beaucoup anglais. Et les jeunes ils aiment bien le gangsta rap. Alors, il est trés fréquent, en pleine rue et en général devant une boutique de streetwear, d'entendre du gros gangsta rap à base de "fuck", de "bitch", de "suck my dick" et de "mother fucker". Et pis de voir des ptites familles qui font leurs emplettes dans la boutique en question.(je vais gagner des hits dans google avec tout ce que je viens de placer dans ce post)
Voila, je risque de mettre le blog en pause pendant un moment. J'en ai un peu marre là.
Mais je continuerai à prendre des notes.
Sur la pub dans le métro et ailleurs :
Alors y a un truc agréable ici, c'est que dans le métro et dans la rue, il n'y a pas de pubs qui prennent des murs entiers avec des grosses tetes de con dessus, ou des trucs de luxe. Elles sont en hauteurs, sur les immeubles. A la hauteur des yeux, en général, il n'y a que des infos relativement utiles, comme des panneaux qui annoncent ce qu'il y a dans les étages des immeubles ou alors des menus de restos, ou alors les prix d'un magasin. En général ca ne concerne QUE ce qui se trouve directement à côté. Et pis c'est petit. Et les enseignes des restos, elles sont JOLIES. Et tout ça, ça fait une ENORME différence avec HK ou Shanghai ou encore la France. Ici, y a des affiches et des trucs partout, mais ça m'exaspère beaucoup beaucoup moins qu'ailleurs, parce que c'est pas exactement la même chose. Quand tu cherches une info sur les restos ou les magasins ou si y a un mangakissa ou un café dans l'immeuble, ben tu trouves et t'es pas parasité par des têtes de noeuds qui vendent des machines à laver ou des conneries. Bon, aussi, je comprends rien à ce qu'il y a d'écrit, ça aide.
Sur Kitano au Japon :
Ici, c'est un bouffon, la plupart des personnes à qui j'en ai parlé ne l'aiment pas. Personne veut croire qu'il fasse des films sensibles et qu'il soit un excellent réalisateur. Y en a qu'une qui avait vu Kikujiro et qui a beaucoup aimé. C'est comme si d'un coup un jap venait nous dire que Roucas(décidément, je l'aime bien le pauvre) fait des films intelligents et sensibles. Et qu'en plus il joue dedans et qu'il assure.
Sur le problème avec le français et l'anglais :
Alors, ici c'est n'importe quoi pourvu que ça sonne bien, quelques exemples, y en a eu des beaucoup mieux mais j'ai oublié de les noter.
En français : "Salon de café", "Café du Putit", "Bête à bon dieu", "Côte d'Azur"(karaoke)
En anglais : "This image is just a picture"(sur un menu, c'est toujours bon a savoir), "smoking clean and tender heart"(sur un distributeur de clopes)
Il y a un site magnifique là dessus : "Engrish".
Sur l'avancement professionnel lié au mariage :
Alors, en Corée, comme ici, je viens d'apprendre que quand on est salary man et qu'on bosse dans une company, il y a un moment ou faut être marié si on espère un avancement. Ca veut dire que t'es un gentil kinkin tout bien comme il faut. Pis aussi que, comme aprés t'as une baraque, des gosses et tout, t'as bien la corde au cou pour faire tes heures sup'.
Un exemple, April a un copain qui a trente ans. Elle en a 20 et il lui met grave la pression pour qu'ils se marient et qu'il puisse avoir son putain d'avancement.
Sur ceux qui molardent et ceux qui mettent pas la main devant la bouche quand ils éternuent :
oké, deux détails marrants. Beaucoup de gens molardent dans la rue. Et la plupart ne mettent JAMAIS la main devant la bouche. Ils éternuent comme ça paf dans l'air, ou sur le voisin(je l'ai vu plusieurs fois). Alors c'est ptetre que si on éternue dans sa main, apres on touche un truc, que quelqu'un d'autre va toucher et chopper le rhume, blablablabla. Le truc c'est qu'envoyer 3 litres de morve sur son voisin, c'est pas forcément beaucoup plus hygienique.
Pis alors, je confirme, les mecs japs, ils se lavent jamais les mains quand ils vont pisser. Et trés souvent y a pas de savon dans les toilettes.
Sur le gangsta rap au japon :
Les japonais il parlent pas beaucoup anglais. Et les jeunes ils aiment bien le gangsta rap. Alors, il est trés fréquent, en pleine rue et en général devant une boutique de streetwear, d'entendre du gros gangsta rap à base de "fuck", de "bitch", de "suck my dick" et de "mother fucker". Et pis de voir des ptites familles qui font leurs emplettes dans la boutique en question.(je vais gagner des hits dans google avec tout ce que je viens de placer dans ce post)
Voila, je risque de mettre le blog en pause pendant un moment. J'en ai un peu marre là.
Mais je continuerai à prendre des notes.
Osaka, le retour de la vengeance.
Le matin, on se quitte et je pars à la recherche d'une blanchisserie dans le quartier mais j'en trouve pas.
Je repars pour Osaka, ou je veux revoir la tour Tsutenkaku. La bas, dans une toute petite rue, on m'indique une toute petite laverie. C'est rempli de papys sympas éclatés de voir un blanc. Ils me balancent des "bonjour" et des "c'est la vie" quand je leur explique que je suis français. Aucun ne parle anglais et l'un d'eux m'offre un petit paquet de lessive. Merci monsieur !
Je me balade ensuite dans le quartier ou je me fais alpaguer par un australien. Le mec il traverse la rue en diagonal pour venir me parler en hurlant "hey where are you from !!?" Aie. Il me lâche plus la grappe. Il est gentil mais lourdingue.
Je me trouve un mangakissa, mais je suis trop crevé pour faire un post.
Je me lève tard, vers 1h. Je prends la direction de la gare avec l'intention d'aller à Kobe. En fait, je décide de passer une dernière fois à Namba et le long du Dotombori(la rivière qui traverse la ville). La dernière fois j'avais pas aimé, mais j'ai bien fait d'y retourner. je trouve un trés chouette magasin de souvenirs, pour une fois pas pourris ! Y a même un pti Koinobori !
Pour trouver le Dotombori, je demande la direction à deux nanas assises pas loin. J'avais pas vu mais c'était deux ado. Elles sont sympa et m'y emmènent c'est pas loin. Elles deviennent dingues quand je dis que je suis français. Elles hurlent, appellent leurs copines au téléphone et hurlent encore. Haha, c'était assez marrant.
Je leur donne quelques cartes postales de France pour les remercier, ça leur fait plaisir.
Je passe ensuite pas mal de temps à déambuler dans des petites rues super sympas et peu peuplées pour trouver un resto. Je tombe sur un chouette resto à poulet.
Il est 8h du soir, je ne sais pas encore si je pars pour Kobe ou si je reste ici pour la nuit.
Bon, je suis bloque a Osaka, je suis dans un magakissa, je poste.
En fait non, j'ai la cagne de finir les posts.
Je repars pour Osaka, ou je veux revoir la tour Tsutenkaku. La bas, dans une toute petite rue, on m'indique une toute petite laverie. C'est rempli de papys sympas éclatés de voir un blanc. Ils me balancent des "bonjour" et des "c'est la vie" quand je leur explique que je suis français. Aucun ne parle anglais et l'un d'eux m'offre un petit paquet de lessive. Merci monsieur !
Je me balade ensuite dans le quartier ou je me fais alpaguer par un australien. Le mec il traverse la rue en diagonal pour venir me parler en hurlant "hey where are you from !!?" Aie. Il me lâche plus la grappe. Il est gentil mais lourdingue.
Je me trouve un mangakissa, mais je suis trop crevé pour faire un post.
Je me lève tard, vers 1h. Je prends la direction de la gare avec l'intention d'aller à Kobe. En fait, je décide de passer une dernière fois à Namba et le long du Dotombori(la rivière qui traverse la ville). La dernière fois j'avais pas aimé, mais j'ai bien fait d'y retourner. je trouve un trés chouette magasin de souvenirs, pour une fois pas pourris ! Y a même un pti Koinobori !
Pour trouver le Dotombori, je demande la direction à deux nanas assises pas loin. J'avais pas vu mais c'était deux ado. Elles sont sympa et m'y emmènent c'est pas loin. Elles deviennent dingues quand je dis que je suis français. Elles hurlent, appellent leurs copines au téléphone et hurlent encore. Haha, c'était assez marrant.
Je leur donne quelques cartes postales de France pour les remercier, ça leur fait plaisir.
Je passe ensuite pas mal de temps à déambuler dans des petites rues super sympas et peu peuplées pour trouver un resto. Je tombe sur un chouette resto à poulet.
Il est 8h du soir, je ne sais pas encore si je pars pour Kobe ou si je reste ici pour la nuit.
Bon, je suis bloque a Osaka, je suis dans un magakissa, je poste.
En fait non, j'ai la cagne de finir les posts.
Un mec dans une des
chouettes rues pres de Namba.
Typique des alentours des gares JR a Osaka.
Un grand huit en pleine ville.
Il n'est plus en etat de marche semble t il.
Les rives du Dotombori.
Kyoto
Osaka
Au Mangakissa, je me lève tard. Il fait plutôt trés mauvais.
Je me dépêche de prendre le chemin de la gare. Je prends un ticket mais je me trompe de train.
Il va là ou il faut mais celui que j'ai pris s'arrête à TOUTES les stations. J'ai peur d'être en retard au rendez vous avec Chiharu, la copine de Sachiko.
Kyoto
Au final, j'arrive sur le lieu du rendez vous avec une heure d'avance. Elle doit me retrouver dans le lobby de l'hotel ANA de Kyoto.
C'est plutot grave luxueux. Je m'installe. On me demande ce que je fais là. J'attends quelqu'un. Ha. Évidement, je suis gentiment surveillé.
Chiharu arrive, nous partons direct pour un resto. On y sert du porc tonkatsu, c'est du porc frit accompagné d'une sauce au miso. C'est excellent et en plus elle m'invite.
Elle me montre ensuite le vieux quartier de Kyoto : Gion. Ce sont de trés jolies maisons en bois et de petites rues. On y voit passer des femmes en kimono. Pas de geisha.
Je souhaite l'inviter a boire un café pour la remercier et nous nous arrêtons dans le quartier.
En fait c'est un café plutôt luxe, à 10e le café. haha, pas grave, ça fait plaisir.
On discute pis je lui demande si elle sait ou je peux trouver des instrus traditionnels, comme le shamisen.
Elle pose la question au patron du bar et il s'avère qu'il joue du shamisen. Trop content de parler de sa passion, il nous fait écouter plusieurs disques, nous parle des différents types de shamisen(en gros y en a trois) et pis à la fin, carrément, il m'offre un CD avec des chansons tradis interprétées au shamisen. Cool !
Chiharu est aussi prof de piano. Bien que son mari soit américain, elle parle assez peu l'anglais. Lui ne parle pas japonais. Ca fait douze ans qu'ils sont ensemble et ont 3 enfants. wow. Par contre elle parle bien français et demande si on peut ne parler qu'en français. Aucun souci.
Nous nous quittons avec Chiharu san et je pars à la recherche d'un mangakissa.
Le lendemain, c'est la fête du slip à Kyoto.
Je ne peux retirer dans aucun distributeur, "carte invalide". Il me reste environ 2000yen et c'est encore trop tôt pour que je puisse appeler en france pour un coup de main.
Je décide de tout de même manger quelque chose, je trouve du pas cher mais conséquent. J'achète aussi un autre carnet pour écrire. Au moins si on me retrouve mort dans le caniveau, peut être qu'on saura pourquoi. Je me pose dans un parc ou je reflechis à ce que je devrais faire. Et pis à force de tirer comme un fou mon sac a roulettes, je me suis fait mal au dos, je peux plus ni porter ni tirer avec le bras gauche. Mais il fait beau, c'est cool. Y a juste un pigeon assez fou pour venir se poser sur ma jambe, il veut que j'le bute ou quoi ?!
Je sais qu'il y a un Western Union à Palavas. Il faut que j'en trouve un à Kyoto. Avec le peu de thunes qu'il me reste mon "unique" recours est le consulat de France.
Je vais aux infos touristiques de la gare et demande ou se trouve le consulat. C'est loin, faut que je prenne le bus. Aie.
Mais en fait non, le bus, comme le métro, à Kyoto sont trés clairs. 30min plus tard je suis au consulat.
Au consulat de France de Kyoto, c'est tout beau. Y a des tableaux, un resto, une médiathèque... et à la réception, une japonaise qui parle français. Ok.
J'explique mon poblème : carte bleue kaput, plus de sous, il faut que je contacte ma famille et que je trouve un Western Union, sinon je suis plus que grave coincé.
Alors là... PANIIIIIIIIQUE PANIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIQUE !!!!!! C'est l'apocalypse totale au consulat. Jamais ils avaient prévu un truc comme ça là bas : un citoyen français qui a un problème et qui vient demander de l'aide... Y une sorte de sous chef jap qui débarque en courant. A la limite de suffoquer, il m'explique que, ho mon dieu, le consul n'est pas là. Je lui dit que je m'en fout et que je veux juste trouver un Western Union et télephoner à ma famille. Il me demande mon passeport, au cas ou je sois belge et que je fasse des blagues j'imagine, et disparait au moins 30 minutes avec. Quand il revient, il me dit "d'accord, vous pouvez utiliser cet ordinateur mais vraiment pas longtemps..."
Putain alors là les mecs, chapeau. Merci le consulat de France. C'est impressionant. Ces fils de chien, ils ont une mediathèque, un resto et des tableaux qui te prennent des pans de mur entier mais ça leur fendrait la raie de laisser un citoyen français appeler sa famille quand son seul recours c'est ce putain de consulat.
J'envoie donc un mail, genre je suis sensé règler toutes mes emmerdes en 10 minutes et par mail. Je trouve aussi un Western Union à Kyoto. Y en a un à la gare et pis je me casse. Devant la porte le mec me dit "j'espere que vous ne reviendrez pas, faites bon voyage monsieur..."
Je paie des impots bordel !! (j'ai le droit de dire ça ? parce que j'ai été plus moins exonéré cette année)
M'enfin bon, la course contre la montre débute, il est 16h ici, 8h en France et Western Union ferme à 19h.
En sortant, avec mes derniers sous, j'achète une carte de telephone.
J'appelle mes grands parents, leur demande de m'envoyer des sous, je donne mon numéro de passeport puis je cours à Western Union.
Là bas, il me disent que je dois aussi donner mes trois prénoms. QUOI ?!
Bon, je rappelle mes grands parents, leur demande d'annuler la transaction et de mettre mes trois prénoms.
Je les rappelle une demi heure plus tard pour obtenir le numéro de transaction et je cours à Western Union. A 18h45, je sors avec mes sous, j'ai perdu 50 litres de flotte.
Je me casse de là et je retourne direct dans le quartier que j'aime bien.
Là bas, j'avise le premier resto sympa que je vois, un resto à raviolis et je m'y installe. Et je me pète le bide. Oué ! Direct !
Merde quoi, j'en ai chié.
J'ai presque cru que j'allais pas manger ce soir.
Je discute avec les gens du resto. Ils sont trés cools. Il y a une fille avec qui je sympathise, je lui demande de m'expliquer comment vivent les jeunes ici. Je n'ai cottoyé que des gens d'une cinquantaine d'années jusqu'a présent et je suis curieux. Pas d'offense !! Elle me demande de repasser vers 1h et on va boire un coup aprés son boulot.
Elle me traine dans un bar cocktails trés chouette et pas cher, par contre, haha tous les cocktails sont coupés, j'en ai jamais bu d'aussi lègers. ca ne me déplait pas, j'aime pas spécialement l'alcool.
Elle s'appelle Eunji et elle est coréenne. Elle est super sympa, parle courament japonais. Elle fait ses études à Kyoto et elle a un petit copain japonais. Je lui demande s'il va pas trop faire la gueule de savoir qu'elle boit un coup avec un étranger à 1h du mat. Elle me dit, aucun souci. ok.
Le resto à gyoza, c'est un de ses jobs a temps partiel, elle en deux autres. ouah.
Elle me dit que demain c'est son jour off et qu'elle doit aller visiter un temple avec un pote qui parle français, elle me propose de venir. Cool !
Je me trouve un mangakissa dans le coin et je la rejoins le lendemain matin vers chez elle, dans le quartier de Saiin. Je peux y laisser mon sac pour la journée c'est cool.
Ensuite, on va retrouver son pote. En fait, il s'appelle Manu, il a passé 25 ans à Marseilles et a débarqué à Kyoto il y a deux semaines pour apprendre le japonais à l'université. Ses parents sont coréens et japonais mais ne parlent jamais leur langue natale, alors il ne connait aucune des deux langues. Quand il parle, il a l'accent marseillais c'est trop drôle.
Il était psy et il a tout plaqué pour venir ici.
On déjeune dans un sushi bar pas cher, c'est cool !
Ensuite, on visite le sanctuaire de Fushimi Inari, avec des tas et des tas de torii partout. Ca dure toute l'aprés midi. Manu nous quitte et on est séchés.
En début de soirée, avec Eunji, on avise un resto à curry super chouette. Pis elle me propose d'aller voir des amis coréennes à elle dans un bar pas loin.
Ben bien sur !
C'est 3 nanas, elles sont toutes étudiantes et ont toutes plusieurs jobs a temps partiels. Trés sympas, on discute et puis le petit copain d'Eunji arrive.
Au début il me tire un peu la gueule mais lorsque je prononce le mot magique de "Gundam", là je deviens son meilleur pote. cool. on boit des bières.
Plus tard les trois copines d'Eunji proposent un karaoke et me demandent si je veux venir. "Ben bien sur !"
Eunji et son copain vont dormir, nous on va au karaoke.
Ce karaoke, c'est des pièces insonorisées, avec une TV, des baffles et une sorte d'ordi pour choisir les chansons.
Ils ne servent pas d'alcool et les portes sont transparents pour éviter que ça parte en sucette là dedans.
Elles chantent un paquet de trucs en coreen, quelques chansons en japonais et pis avec moi je chanterai Hey Ya, SexxLaws et Creep. C'te honte.
Le soir je suis sensé dormir dans un mangakissa, mais "April", de son vrai nom imprononsable Yuu Yirang(ça a l'air simple comme ça mais je déconne pas, c'est impossible à prononcer), donc April me prend de pitié et me propose de dormir chez elle. Cool.
L'appart est tout petit elle ne veut pas que je prenne de photos. Sa chambre c'est "ok podium". Des posters de chanteurs coréens, des photos de se copines, de son petit copain, de sa mamie, de son chien, son lapin, etc... Avec pleins de trucs roses partout. Et en plus ça sent bon.
Du coup c'est impressionant, mais c'est vachement chouette de pouvoir passer une nuit là. Je me dis juste que si je laisse un poil dans la douche, il y a risque d'arrêt cardiaque direct. Je fais vachement gaffe.
Avant de dormir, elle me reparle d'un truc qu'elle m'avait deja dit mais que j'avais rien compris mais que j'avais accepte quand meme : le lendemain il y a une de ses copines qui parle français et qui aimerait bien me voir. Ok. Je suis un vrai animal de foire ici.
Donc, le lendemain, on rencontre Tomoe pour le déjeuner, une japonaise cette fois ci. Elle est grave méfiante et ne me parle quasiement pas. April la presse pour qu'elle me fasse visiter un peu Kyoto. Elle m'explique aussi pourquoi elle est méfiante : elle est inscrite sur couchsurfing et ça fait deux fois qu'elle accèpte des gens chez elle qui s'avèrent être des gros cons qui font attention à rien et qui prennent son appart pour un hotel. Le deuxieme a d'ailleurs encore ses affaires chez elle au moment ou elle m'en parle. Tomoe n'est donc pas ultra chaud-saucisse pour m'accompagner aujourd'hui. D'ailleurs elle annonce direct la couleur : "j'ai eu deux gaijins à la con à la maison dernièrement, ce soir je veux personne chez moi." ok. no problemo, j'ai rien demandé moi.
April nous quitte, elle doit bosser. On part avec Tomoe visiter un super chouette temple shinto, je laisse mon sac dans un locker.
En se baladant vers le temple, elle commence à se dérider (je gagne +1 en roucasserie avancée avec un truc comme ça). Elle s'aperçoit que je suis un connard mais pas trop. Pis au final que je suis un gentil hippie-terroriste qui a quand même quelques manières bordel.
Elle est allée plusieurs fois en France et apprends le français. Elle est contente de pouvoir parler un peu.
Elle m'explique ce que sont les ptis bouts de papier noués sur les fils et les arbres dans les sanctuaires shinto.
Ce sont des divinations que l'on achète. Quand elles sont bonnes, on les garde, et lorsqu'elles sont mauvaises, on les noue à un fil et on les laisse au temple.
Il y a plusieurs niveaux, de la plus bonne à la plus mauvaise divination. Pas de bol pour nous, on a tous les deux la plus pourrie. Haha. On noue les bouts de papiers sur un fil.
Elle est étudiante aussi, cumule les jobs et a vraiment pas beaucoup de sous, elle sort peu. Elle m'explique qu'ici, le cinéma, c'est 1300 yens(environ 10e).
Pendant son temps libre principalement, elle dort, reste à la maison, regarde la télé et trifouille sur internet.
On se balade dans les rues de Gion(le vieux quartier) mais il pleut énormément. Je la vois regarder des fringues alors je lui dis que si jamais elle veut s'arrêter dans des boutiques, qu'elle n'hésite pas. Là, j'ai gagné 500 points de sympathie d'un seul coup. Elle fait plusieurs magasins puis au moment d'aller chercher mon sac, elle me dit que finalement je peux dormir chez elle. Je lui demande si elle en a pas un peu marre des gaijins, elle me dit que ça va, que moi je me comporte correctement. haha oké, cool. Kess tu crois, je suis un babouin mais j'ai un minimum de savoir-vivre.
Sur la route, on passe au supermarché. Elle prend de quoi faire à manger.
Quand on arrive elle appelle le mec qui a laissé ses affaires, ça fait deux fois qu'il doit venir les chercher et qu'il vient pas.
Il débarque et m'explique qu'il est là pour deux ans et qu'il va passer une année dans un temple bouddhiste. Ha. Il repart.
Tomoe veut cuisiner un truc, je l'aide comme je peux à nettoyer des legumes, des trucs comme ça... haha comment je crains, le français qui sait pas cuisiner.
Elle fait des super blancs de poulet frîts à la citronnelle ! Avec de la soupe miso que c'est elle et sa maman qui préparent le miso chaque année ! woa ! C'est super bon.
Avant de dormir, je lui donne quelques albums de musique française. Gainsbourg et Baschung c'est pas son truc(haha), mais Brel ça l'éclate.
Je lui parle de quelques groupes japs que je connais. Elle n'en connait aucun.
Vers 3h du mat, c'est le moment de dormir et elle m'annonce que demain on doit partir à 7h. Gloups.
Une allée de Toriis. Y en a comme
Au Mangakissa, je me lève tard. Il fait plutôt trés mauvais.
Je me dépêche de prendre le chemin de la gare. Je prends un ticket mais je me trompe de train.
Il va là ou il faut mais celui que j'ai pris s'arrête à TOUTES les stations. J'ai peur d'être en retard au rendez vous avec Chiharu, la copine de Sachiko.
Kyoto
Au final, j'arrive sur le lieu du rendez vous avec une heure d'avance. Elle doit me retrouver dans le lobby de l'hotel ANA de Kyoto.
C'est plutot grave luxueux. Je m'installe. On me demande ce que je fais là. J'attends quelqu'un. Ha. Évidement, je suis gentiment surveillé.
Chiharu arrive, nous partons direct pour un resto. On y sert du porc tonkatsu, c'est du porc frit accompagné d'une sauce au miso. C'est excellent et en plus elle m'invite.
Elle me montre ensuite le vieux quartier de Kyoto : Gion. Ce sont de trés jolies maisons en bois et de petites rues. On y voit passer des femmes en kimono. Pas de geisha.
Je souhaite l'inviter a boire un café pour la remercier et nous nous arrêtons dans le quartier.
En fait c'est un café plutôt luxe, à 10e le café. haha, pas grave, ça fait plaisir.
On discute pis je lui demande si elle sait ou je peux trouver des instrus traditionnels, comme le shamisen.
Elle pose la question au patron du bar et il s'avère qu'il joue du shamisen. Trop content de parler de sa passion, il nous fait écouter plusieurs disques, nous parle des différents types de shamisen(en gros y en a trois) et pis à la fin, carrément, il m'offre un CD avec des chansons tradis interprétées au shamisen. Cool !
Chiharu est aussi prof de piano. Bien que son mari soit américain, elle parle assez peu l'anglais. Lui ne parle pas japonais. Ca fait douze ans qu'ils sont ensemble et ont 3 enfants. wow. Par contre elle parle bien français et demande si on peut ne parler qu'en français. Aucun souci.
Nous nous quittons avec Chiharu san et je pars à la recherche d'un mangakissa.
Le lendemain, c'est la fête du slip à Kyoto.
Je ne peux retirer dans aucun distributeur, "carte invalide". Il me reste environ 2000yen et c'est encore trop tôt pour que je puisse appeler en france pour un coup de main.
Je décide de tout de même manger quelque chose, je trouve du pas cher mais conséquent. J'achète aussi un autre carnet pour écrire. Au moins si on me retrouve mort dans le caniveau, peut être qu'on saura pourquoi. Je me pose dans un parc ou je reflechis à ce que je devrais faire. Et pis à force de tirer comme un fou mon sac a roulettes, je me suis fait mal au dos, je peux plus ni porter ni tirer avec le bras gauche. Mais il fait beau, c'est cool. Y a juste un pigeon assez fou pour venir se poser sur ma jambe, il veut que j'le bute ou quoi ?!
Je sais qu'il y a un Western Union à Palavas. Il faut que j'en trouve un à Kyoto. Avec le peu de thunes qu'il me reste mon "unique" recours est le consulat de France.
Je vais aux infos touristiques de la gare et demande ou se trouve le consulat. C'est loin, faut que je prenne le bus. Aie.
Mais en fait non, le bus, comme le métro, à Kyoto sont trés clairs. 30min plus tard je suis au consulat.
Au consulat de France de Kyoto, c'est tout beau. Y a des tableaux, un resto, une médiathèque... et à la réception, une japonaise qui parle français. Ok.
J'explique mon poblème : carte bleue kaput, plus de sous, il faut que je contacte ma famille et que je trouve un Western Union, sinon je suis plus que grave coincé.
Alors là... PANIIIIIIIIQUE PANIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIQUE !!!!!! C'est l'apocalypse totale au consulat. Jamais ils avaient prévu un truc comme ça là bas : un citoyen français qui a un problème et qui vient demander de l'aide... Y une sorte de sous chef jap qui débarque en courant. A la limite de suffoquer, il m'explique que, ho mon dieu, le consul n'est pas là. Je lui dit que je m'en fout et que je veux juste trouver un Western Union et télephoner à ma famille. Il me demande mon passeport, au cas ou je sois belge et que je fasse des blagues j'imagine, et disparait au moins 30 minutes avec. Quand il revient, il me dit "d'accord, vous pouvez utiliser cet ordinateur mais vraiment pas longtemps..."
Putain alors là les mecs, chapeau. Merci le consulat de France. C'est impressionant. Ces fils de chien, ils ont une mediathèque, un resto et des tableaux qui te prennent des pans de mur entier mais ça leur fendrait la raie de laisser un citoyen français appeler sa famille quand son seul recours c'est ce putain de consulat.
J'envoie donc un mail, genre je suis sensé règler toutes mes emmerdes en 10 minutes et par mail. Je trouve aussi un Western Union à Kyoto. Y en a un à la gare et pis je me casse. Devant la porte le mec me dit "j'espere que vous ne reviendrez pas, faites bon voyage monsieur..."
Je paie des impots bordel !! (j'ai le droit de dire ça ? parce que j'ai été plus moins exonéré cette année)
M'enfin bon, la course contre la montre débute, il est 16h ici, 8h en France et Western Union ferme à 19h.
En sortant, avec mes derniers sous, j'achète une carte de telephone.
J'appelle mes grands parents, leur demande de m'envoyer des sous, je donne mon numéro de passeport puis je cours à Western Union.
Là bas, il me disent que je dois aussi donner mes trois prénoms. QUOI ?!
Bon, je rappelle mes grands parents, leur demande d'annuler la transaction et de mettre mes trois prénoms.
Je les rappelle une demi heure plus tard pour obtenir le numéro de transaction et je cours à Western Union. A 18h45, je sors avec mes sous, j'ai perdu 50 litres de flotte.
Je me casse de là et je retourne direct dans le quartier que j'aime bien.
Là bas, j'avise le premier resto sympa que je vois, un resto à raviolis et je m'y installe. Et je me pète le bide. Oué ! Direct !
Merde quoi, j'en ai chié.
J'ai presque cru que j'allais pas manger ce soir.
Je discute avec les gens du resto. Ils sont trés cools. Il y a une fille avec qui je sympathise, je lui demande de m'expliquer comment vivent les jeunes ici. Je n'ai cottoyé que des gens d'une cinquantaine d'années jusqu'a présent et je suis curieux. Pas d'offense !! Elle me demande de repasser vers 1h et on va boire un coup aprés son boulot.
Elle me traine dans un bar cocktails trés chouette et pas cher, par contre, haha tous les cocktails sont coupés, j'en ai jamais bu d'aussi lègers. ca ne me déplait pas, j'aime pas spécialement l'alcool.
Elle s'appelle Eunji et elle est coréenne. Elle est super sympa, parle courament japonais. Elle fait ses études à Kyoto et elle a un petit copain japonais. Je lui demande s'il va pas trop faire la gueule de savoir qu'elle boit un coup avec un étranger à 1h du mat. Elle me dit, aucun souci. ok.
Le resto à gyoza, c'est un de ses jobs a temps partiel, elle en deux autres. ouah.
Elle me dit que demain c'est son jour off et qu'elle doit aller visiter un temple avec un pote qui parle français, elle me propose de venir. Cool !
Je me trouve un mangakissa dans le coin et je la rejoins le lendemain matin vers chez elle, dans le quartier de Saiin. Je peux y laisser mon sac pour la journée c'est cool.
Ensuite, on va retrouver son pote. En fait, il s'appelle Manu, il a passé 25 ans à Marseilles et a débarqué à Kyoto il y a deux semaines pour apprendre le japonais à l'université. Ses parents sont coréens et japonais mais ne parlent jamais leur langue natale, alors il ne connait aucune des deux langues. Quand il parle, il a l'accent marseillais c'est trop drôle.
Il était psy et il a tout plaqué pour venir ici.
On déjeune dans un sushi bar pas cher, c'est cool !
Ensuite, on visite le sanctuaire de Fushimi Inari, avec des tas et des tas de torii partout. Ca dure toute l'aprés midi. Manu nous quitte et on est séchés.
En début de soirée, avec Eunji, on avise un resto à curry super chouette. Pis elle me propose d'aller voir des amis coréennes à elle dans un bar pas loin.
Ben bien sur !
C'est 3 nanas, elles sont toutes étudiantes et ont toutes plusieurs jobs a temps partiels. Trés sympas, on discute et puis le petit copain d'Eunji arrive.
Au début il me tire un peu la gueule mais lorsque je prononce le mot magique de "Gundam", là je deviens son meilleur pote. cool. on boit des bières.
Plus tard les trois copines d'Eunji proposent un karaoke et me demandent si je veux venir. "Ben bien sur !"
Eunji et son copain vont dormir, nous on va au karaoke.
Ce karaoke, c'est des pièces insonorisées, avec une TV, des baffles et une sorte d'ordi pour choisir les chansons.
Ils ne servent pas d'alcool et les portes sont transparents pour éviter que ça parte en sucette là dedans.
Elles chantent un paquet de trucs en coreen, quelques chansons en japonais et pis avec moi je chanterai Hey Ya, SexxLaws et Creep. C'te honte.
Le soir je suis sensé dormir dans un mangakissa, mais "April", de son vrai nom imprononsable Yuu Yirang(ça a l'air simple comme ça mais je déconne pas, c'est impossible à prononcer), donc April me prend de pitié et me propose de dormir chez elle. Cool.
L'appart est tout petit elle ne veut pas que je prenne de photos. Sa chambre c'est "ok podium". Des posters de chanteurs coréens, des photos de se copines, de son petit copain, de sa mamie, de son chien, son lapin, etc... Avec pleins de trucs roses partout. Et en plus ça sent bon.
Du coup c'est impressionant, mais c'est vachement chouette de pouvoir passer une nuit là. Je me dis juste que si je laisse un poil dans la douche, il y a risque d'arrêt cardiaque direct. Je fais vachement gaffe.
Avant de dormir, elle me reparle d'un truc qu'elle m'avait deja dit mais que j'avais rien compris mais que j'avais accepte quand meme : le lendemain il y a une de ses copines qui parle français et qui aimerait bien me voir. Ok. Je suis un vrai animal de foire ici.
Donc, le lendemain, on rencontre Tomoe pour le déjeuner, une japonaise cette fois ci. Elle est grave méfiante et ne me parle quasiement pas. April la presse pour qu'elle me fasse visiter un peu Kyoto. Elle m'explique aussi pourquoi elle est méfiante : elle est inscrite sur couchsurfing et ça fait deux fois qu'elle accèpte des gens chez elle qui s'avèrent être des gros cons qui font attention à rien et qui prennent son appart pour un hotel. Le deuxieme a d'ailleurs encore ses affaires chez elle au moment ou elle m'en parle. Tomoe n'est donc pas ultra chaud-saucisse pour m'accompagner aujourd'hui. D'ailleurs elle annonce direct la couleur : "j'ai eu deux gaijins à la con à la maison dernièrement, ce soir je veux personne chez moi." ok. no problemo, j'ai rien demandé moi.
April nous quitte, elle doit bosser. On part avec Tomoe visiter un super chouette temple shinto, je laisse mon sac dans un locker.
En se baladant vers le temple, elle commence à se dérider (je gagne +1 en roucasserie avancée avec un truc comme ça). Elle s'aperçoit que je suis un connard mais pas trop. Pis au final que je suis un gentil hippie-terroriste qui a quand même quelques manières bordel.
Elle est allée plusieurs fois en France et apprends le français. Elle est contente de pouvoir parler un peu.
Elle m'explique ce que sont les ptis bouts de papier noués sur les fils et les arbres dans les sanctuaires shinto.
Ce sont des divinations que l'on achète. Quand elles sont bonnes, on les garde, et lorsqu'elles sont mauvaises, on les noue à un fil et on les laisse au temple.
Il y a plusieurs niveaux, de la plus bonne à la plus mauvaise divination. Pas de bol pour nous, on a tous les deux la plus pourrie. Haha. On noue les bouts de papiers sur un fil.
Elle est étudiante aussi, cumule les jobs et a vraiment pas beaucoup de sous, elle sort peu. Elle m'explique qu'ici, le cinéma, c'est 1300 yens(environ 10e).
Pendant son temps libre principalement, elle dort, reste à la maison, regarde la télé et trifouille sur internet.
On se balade dans les rues de Gion(le vieux quartier) mais il pleut énormément. Je la vois regarder des fringues alors je lui dis que si jamais elle veut s'arrêter dans des boutiques, qu'elle n'hésite pas. Là, j'ai gagné 500 points de sympathie d'un seul coup. Elle fait plusieurs magasins puis au moment d'aller chercher mon sac, elle me dit que finalement je peux dormir chez elle. Je lui demande si elle en a pas un peu marre des gaijins, elle me dit que ça va, que moi je me comporte correctement. haha oké, cool. Kess tu crois, je suis un babouin mais j'ai un minimum de savoir-vivre.
Sur la route, on passe au supermarché. Elle prend de quoi faire à manger.
Quand on arrive elle appelle le mec qui a laissé ses affaires, ça fait deux fois qu'il doit venir les chercher et qu'il vient pas.
Il débarque et m'explique qu'il est là pour deux ans et qu'il va passer une année dans un temple bouddhiste. Ha. Il repart.
Tomoe veut cuisiner un truc, je l'aide comme je peux à nettoyer des legumes, des trucs comme ça... haha comment je crains, le français qui sait pas cuisiner.
Elle fait des super blancs de poulet frîts à la citronnelle ! Avec de la soupe miso que c'est elle et sa maman qui préparent le miso chaque année ! woa ! C'est super bon.
Avant de dormir, je lui donne quelques albums de musique française. Gainsbourg et Baschung c'est pas son truc(haha), mais Brel ça l'éclate.
Je lui parle de quelques groupes japs que je connais. Elle n'en connait aucun.
Vers 3h du mat, c'est le moment de dormir et elle m'annonce que demain on doit partir à 7h. Gloups.
Manu et Eujin
Au sanctuaire de Fushimi Inari, chaque tablette
correspond a un Torii, d'apres Eunji
Une allée de Toriis. Y en a comme
ca sur plusieurs kilomètres.
Des tablettes de prière plus
fantaisistes qu'ailleurs.
Ce sont aussi des prières je crois.
Les sanctuaires shinto
c'est le bordel en général.
Aussi des prieres,
mais en forme de Torii.
Il etait la.
Le shinto, c'est bon pour le commerce,
ce sont des cartes de visite.
De gauche a droite : April, Eunji et son copain.
Karaoke avec Eunji et ses copines.
Je ne me souviens plus de leurs noms.
Je me souviens plus du nom de ce sanctuaire,
c'est la honte mais j'ai la cagne de
ressortir le plan du fond de mon sac.
Tomoe et les mauvaises divinations.
Tomoe sous la pluie.
Et alors la... en pleine rue de Kyoto,
comme ca, un Axolotl... ok.
mercredi 27 octobre 2010
Osaka
La négociation pour savoir si Sachiko pouvait venir voir Chio dure deux heures. L'une appelle l'autre, qui rappelle l'autre derrière, etc...
Jusqu'à ce que Chio finisse par accepter.
Et là, trop fort, quand on arrive sur le parking de la gare, je vois une nana en kimono qui attend pres d'une bagnole. Je demande à Sachiko, si par hasard, ce serait pas Chio. Elle me répond, "impossible". Puis elle regarde et d'un coup elle hurle.
C'est Chio et elle est super classe.
Elle aussi est pianiste. Elle habite la maison familiale avec son père. C'est un maître de la calligraphie. Il a enseigné dans de prestigieuses universités de Tokyo avant de prendre sa retraite. Il est caisse de tunes, la maison est hallucinante.
Sachiko lui explique que je fais de la 3D, haha c'te honte. Genre, "bonjour maître, je suis un artiste moi aussi, je fais de la troidéééé..." hahaha
Et puis là, Chio nous emmène dans une autre pièce de la maison ou elle a préparé de quoi faire.... une cérémonie du thé. Une vraie. Wao putain.
Je pensais pas voir ça au Japon. Dans la baraque d'un maître calligraphe en plus.
Alors, je peux pas décrire la chose tellement c'est ritualisé.
Absolument CHAQUE geste est à faire dans un certain sens, d'une certaine manière. J'ai pu prendre quelques photos mais pas tant que ça et toujours du même angle parce que je participais à la cérémonie en tant qu'invité. C'était super chouette. Le thé était excellent, y avait aussi des sucreries. Pour les sucreries aussi c'était hyper ritualisé la manière de les manger, de nettoyer les baguettes, reposer le papier, etc...
La façon d'entrer, sortir de la pièce et de s'assoir est ritualisée. Pieds droit pour entrer, gauche pour sortir. On ne doit jamais marcher sur les jointures des tatamis, on doit se trenir a exactement 16 "rainures" de la bordure du tatami, etc...
Pendant quasiment toute la ceremonie Chio et Sachiko seront mortes de rire. Ça les éclate trop.
Chio a étudie pendant 4 ans le cérémonie du thé.
Aprés ça, Chio nous présente l'autel, bouddhiste cette fois, de sa mère décédée. A nouveau je suis invité à prier. Cette fois ci, on fait sonner trois fois un petit gong puis on joint doucement les mains pour prier.
Nous partons ensuite dans un resto à Yakitoris ! Youpiz !
C'est super bon.
Elles me raccompagnent ensuite à la gare, je rentre sur Osaka ou je me refugie dans un Mangakissa ultra cher mais c'est tard et il fait froid.
Et le lendemain matin, je sais pas trop si je me suis fait virer ou alors si le mec est juste venu me réveiller.
M'enfin, le fait est que j'avais pris un pack 10h et que je suis sorti pile dans les temps.
C'est le matin, je dois retrouver Sachiko en ville. Elle m'aide à trouver une laverie, c'est loin.
Namba, le quartier ou j'ai dormi c'est que des magasins de fringues ou de trucs de luxe à la con.
On se fait un resto à nouilles trés chouette ou je mange des nouilles aux algues. Je goutte aussi au natto, un truc ultra collant, filandreu. C'est pas trop ça...
C'est difficile à manger et ça a pas beaucoup de gout.
On visite ensuite le chateau d'Osaka, trés touristique, mais quand même sympa. Moi c'est pas le genre de truc qui me renverse les boules, mais elle tenait à ce qu'on y passe.
La seconde partie est vachement sympa quand on va voir la tour Tsutenkaku d'Osaka.
Et un truc me saute aux yeux : Amer Beton, c'est Osaka. Haha. La tour, les magasins, les affiches géantes, les bords de rives avec des pubs immenses, le grand guit, etc... c'est Osaka.
Au pied de la tour, des restos avec des personnages géants en papier maché, des lumières et des affiches immenses.
Dans la tour, il y a une statue appelée le Billiken. Une connerie qui est devenue super populaire au point que les japonais qui ne connaissent pas son histoire pensent que c'est sanctuaire shinto... il faut lui frotter les pieds pour avoir de la chance. Le Billiken a été crée par une américaine et les japs ont juste pété un cable dessus.
D'ailleurs en parlant du Billiken, on sent trés bien son influence sur le design de plusieurs persos d'Amer Beton.
C'est marrant, Osaka, les gens semblent beaucoup moins reservés que dans le reste du Japon. C'est bien.
Nous nous quittons pour la dernière fois avec Sachiko. Elle part à la gare, moi je reste dans le coin parce que j'ai vu un Mangakissa à super pas cher.
Je me trouve un resto à brochette excellent ou je goutte une glace au Yuzu, sorte de mandarine. Ici, ils la servent sur quelques cornflakes, c'est marrant, c'est bon.
A savoir sur les restos à brochettes.
Y a deux bacs devant toi quand tu te mets à table. L'un rempli de sauce soja, l'autre de feuilles de choux.
Quand les brochettes arrivent, tu les trempes pas direct dans le soja. c'est comme croiser les effluves : c'est mal.
Tu prends délicatement une feuille de choux et comme une cuillère, tu prends de la sauce que tu fais couler sur tes brochettes.
Oué. Sinon c'est pas bien.
Aprés "Fly me to the moon", un autre problème musical au Japon : le canon de Pachelbel.
J'ai du entendre au moins 3 versions différentes aujourd'hui... dont une version pop-rap mémorable. Ils sont forts quand même dans leur démence.
Concernant Sachiko, j'ai compris pourquoi elle était si contente de prendre un étranger "hippie" chez elle et de lui faire visiter des trucs et de lui proposer d'aller se balader. Elle a 53 ans donc, elle est pas trés heureuse de la vie qu'elle mène et ça lui faisait une trés bonne excuse pour casser la routine. Ca lui a donne une bonne excuse pour aller voir Tomoko qu'elle avait pas vu depuis 4 ans et aussi Chio qu'elle avait pas vu depuis plusieurs mois. Dans les deux cas, c'était complètement improvisé. D'ailleurs Chio a vraiment eu du mal à accepter que Sachiko vienne à la base, et au final elle a préparé un truc de fou : une cérémonie du thé. D'elle même, Sachiko aurait repoussé tous ces déplacements ad-vitam. Elle a peur de beaucoup de choses mais en meme temps elle m'a propose de venir passer du temps dans sa famille. Elle a pas arrete de me dire que dorénavant tout le monde la prendrait pour une dingue.
La, il est midi passé et je suis toujours dans le Mangakissa, dehors il pleut des cordes, il fait à nouveau froid haha
Il me faut être sur Kyoto cet aprés midi, je dois rencontrer une amie de Sachiko pour qu'elle me donne des idées de trucs à visiter là bas.
J'ai même pas eu l'occas de refuser, Sachiko a organisé la chose avant de m'en parler.
Bon, aprés ça, je pourrai à nouveau avancer à mon rythme en faisant n'importe quoi.
Et aussi probablement revenir sur Osaka, ça me plait bien ici.
Jusqu'à ce que Chio finisse par accepter.
Et là, trop fort, quand on arrive sur le parking de la gare, je vois une nana en kimono qui attend pres d'une bagnole. Je demande à Sachiko, si par hasard, ce serait pas Chio. Elle me répond, "impossible". Puis elle regarde et d'un coup elle hurle.
C'est Chio et elle est super classe.
Elle aussi est pianiste. Elle habite la maison familiale avec son père. C'est un maître de la calligraphie. Il a enseigné dans de prestigieuses universités de Tokyo avant de prendre sa retraite. Il est caisse de tunes, la maison est hallucinante.
Sachiko lui explique que je fais de la 3D, haha c'te honte. Genre, "bonjour maître, je suis un artiste moi aussi, je fais de la troidéééé..." hahaha
Et puis là, Chio nous emmène dans une autre pièce de la maison ou elle a préparé de quoi faire.... une cérémonie du thé. Une vraie. Wao putain.
Je pensais pas voir ça au Japon. Dans la baraque d'un maître calligraphe en plus.
Alors, je peux pas décrire la chose tellement c'est ritualisé.
Absolument CHAQUE geste est à faire dans un certain sens, d'une certaine manière. J'ai pu prendre quelques photos mais pas tant que ça et toujours du même angle parce que je participais à la cérémonie en tant qu'invité. C'était super chouette. Le thé était excellent, y avait aussi des sucreries. Pour les sucreries aussi c'était hyper ritualisé la manière de les manger, de nettoyer les baguettes, reposer le papier, etc...
La façon d'entrer, sortir de la pièce et de s'assoir est ritualisée. Pieds droit pour entrer, gauche pour sortir. On ne doit jamais marcher sur les jointures des tatamis, on doit se trenir a exactement 16 "rainures" de la bordure du tatami, etc...
Pendant quasiment toute la ceremonie Chio et Sachiko seront mortes de rire. Ça les éclate trop.
Chio a étudie pendant 4 ans le cérémonie du thé.
Aprés ça, Chio nous présente l'autel, bouddhiste cette fois, de sa mère décédée. A nouveau je suis invité à prier. Cette fois ci, on fait sonner trois fois un petit gong puis on joint doucement les mains pour prier.
Nous partons ensuite dans un resto à Yakitoris ! Youpiz !
C'est super bon.
Elles me raccompagnent ensuite à la gare, je rentre sur Osaka ou je me refugie dans un Mangakissa ultra cher mais c'est tard et il fait froid.
Et le lendemain matin, je sais pas trop si je me suis fait virer ou alors si le mec est juste venu me réveiller.
M'enfin, le fait est que j'avais pris un pack 10h et que je suis sorti pile dans les temps.
C'est le matin, je dois retrouver Sachiko en ville. Elle m'aide à trouver une laverie, c'est loin.
Namba, le quartier ou j'ai dormi c'est que des magasins de fringues ou de trucs de luxe à la con.
On se fait un resto à nouilles trés chouette ou je mange des nouilles aux algues. Je goutte aussi au natto, un truc ultra collant, filandreu. C'est pas trop ça...
C'est difficile à manger et ça a pas beaucoup de gout.
On visite ensuite le chateau d'Osaka, trés touristique, mais quand même sympa. Moi c'est pas le genre de truc qui me renverse les boules, mais elle tenait à ce qu'on y passe.
La seconde partie est vachement sympa quand on va voir la tour Tsutenkaku d'Osaka.
Et un truc me saute aux yeux : Amer Beton, c'est Osaka. Haha. La tour, les magasins, les affiches géantes, les bords de rives avec des pubs immenses, le grand guit, etc... c'est Osaka.
Au pied de la tour, des restos avec des personnages géants en papier maché, des lumières et des affiches immenses.
Dans la tour, il y a une statue appelée le Billiken. Une connerie qui est devenue super populaire au point que les japonais qui ne connaissent pas son histoire pensent que c'est sanctuaire shinto... il faut lui frotter les pieds pour avoir de la chance. Le Billiken a été crée par une américaine et les japs ont juste pété un cable dessus.
D'ailleurs en parlant du Billiken, on sent trés bien son influence sur le design de plusieurs persos d'Amer Beton.
C'est marrant, Osaka, les gens semblent beaucoup moins reservés que dans le reste du Japon. C'est bien.
Nous nous quittons pour la dernière fois avec Sachiko. Elle part à la gare, moi je reste dans le coin parce que j'ai vu un Mangakissa à super pas cher.
Je me trouve un resto à brochette excellent ou je goutte une glace au Yuzu, sorte de mandarine. Ici, ils la servent sur quelques cornflakes, c'est marrant, c'est bon.
A savoir sur les restos à brochettes.
Y a deux bacs devant toi quand tu te mets à table. L'un rempli de sauce soja, l'autre de feuilles de choux.
Quand les brochettes arrivent, tu les trempes pas direct dans le soja. c'est comme croiser les effluves : c'est mal.
Tu prends délicatement une feuille de choux et comme une cuillère, tu prends de la sauce que tu fais couler sur tes brochettes.
Oué. Sinon c'est pas bien.
Aprés "Fly me to the moon", un autre problème musical au Japon : le canon de Pachelbel.
J'ai du entendre au moins 3 versions différentes aujourd'hui... dont une version pop-rap mémorable. Ils sont forts quand même dans leur démence.
Concernant Sachiko, j'ai compris pourquoi elle était si contente de prendre un étranger "hippie" chez elle et de lui faire visiter des trucs et de lui proposer d'aller se balader. Elle a 53 ans donc, elle est pas trés heureuse de la vie qu'elle mène et ça lui faisait une trés bonne excuse pour casser la routine. Ca lui a donne une bonne excuse pour aller voir Tomoko qu'elle avait pas vu depuis 4 ans et aussi Chio qu'elle avait pas vu depuis plusieurs mois. Dans les deux cas, c'était complètement improvisé. D'ailleurs Chio a vraiment eu du mal à accepter que Sachiko vienne à la base, et au final elle a préparé un truc de fou : une cérémonie du thé. D'elle même, Sachiko aurait repoussé tous ces déplacements ad-vitam. Elle a peur de beaucoup de choses mais en meme temps elle m'a propose de venir passer du temps dans sa famille. Elle a pas arrete de me dire que dorénavant tout le monde la prendrait pour une dingue.
La, il est midi passé et je suis toujours dans le Mangakissa, dehors il pleut des cordes, il fait à nouveau froid haha
Il me faut être sur Kyoto cet aprés midi, je dois rencontrer une amie de Sachiko pour qu'elle me donne des idées de trucs à visiter là bas.
J'ai même pas eu l'occas de refuser, Sachiko a organisé la chose avant de m'en parler.
Bon, aprés ça, je pourrai à nouveau avancer à mon rythme en faisant n'importe quoi.
Et aussi probablement revenir sur Osaka, ça me plait bien ici.
Chio nous a l'entrée de sa maison.
L'autel bouddhiste de la maman de Chio.
La cérémonie du thé.
Chio pose !
Chio et son père, maitre calligraphe.
Il tient une reproduction de son travail.
Devant la laverie.
Le chateau d'Osaka
Les rues au pied de la Tsutenkaku tower
La vue depuis la Tsutenkaku tozer
Il faut caresser les pieds du Billiken
pour faire venir la chance.
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