mercredi 27 octobre 2010

Kariya, banlieue de Nagoya

Le soir, nous partons avec Sachiko vers Nagoya. Kariya, plus précisement, une petite ville à 30 bornes.
Nous allons rendre visite à Tomoko, la femme d'un des frères de Sachiko. Il est décédé il y a 4 ans.
La maison est super jolie, vachement plus dans l'idée des maisons japonaises qu'on peut avoir.
Mais y a que les gens qui ont de la tune qui ont ce genre de maison.
Dans la maison, il y a un autel Shinto avec la photo de son mari. Elle m'invite à prier. On s'agenouille, on tappe deux fois dans les mains et on prie.
Il y a aussi, en hauteur au dessus d'une armoire, une "maison des dieux", pour proteger l'habitation.
Tomoko travaillait à l'usine Toyota avant de prendre sa retraite.
Le soir nous dormons chez elle.
Le lendemain matin, nous allons visiter un musée de la télécommunication trés sympa avec dedans des bobines tesla de fou. On se balade un peu dans les champs.
L'aprés midi, nous repartons avec Sachiko pour Osaka(enfin, dans la banlieue), rendre visite à Chio, qui est une des ses meilleures amies.

Tomoko-san devant l'autel shinto de son mari. 


Une famille épouvantails japonais.

Shizuoka

Escape from Yokohama.

Je me retrouve donc à la gare de Yokohama parce que j'ai pas envie de faire de stop. Tant pis si je rencontre personne.
J'ai décidé d'aller à Shizuoka. Je sais pas, ça sonne bien et pis c'est pas loin de la côte.
La ville apparait même pas dans mon guide de merde.
Dans la gare, y a encore moins de trucs en anglais que les autres. Y a un gentil couple qui m'indique en Romanji le nom des stations que je dois prendre.
Y a trois changements. Youpiz. Et pi je prends le Shinkansen aussi.
Le Shinkansen, ça douille. Mais tu comprends pourquoi. C'est spacieux, c'est confort, c'est propre et ça va vachement vite.

Je m'assoie n'importe ou en laissant mon sac dans l'allée entre deux wagons. Evidement le truc à surtout pas faire chez les japs, je le savais, ça enclenche le mode panique direct.
Je suis assis depuis deux minutes qu'un controleur debarque pour voir c'est quoi ce truc incroyable qui traine dans l'allée(un sac à dos de voyage, y a que les clodos qui en ont). Certainement une bombe posée par un terroriste.
La dame qui est à ma droite et qui mangeait un bento deux minutes avant se lève super vite et va expliquer un truc au controleur en me montrant du doigt.
Aprés l'épisode Yokohama, je me dis "putain elle est trop en train de me balancer alors que je me lève pour aller voir le controleur..."
Ben en fait non, elle est juste allée dire que mon sac était trop gros pour être posé ailleurs. Sympa.
Le plus sympa, c'est qu'on commence à discuter et que dix minutes plus tard elle me propose de venir dormir dans sa maison de famille à Shizuoka pour un nuit.
Sur le moment, je me suis dit, hooolaaaaa ça pue l'embrouille à la Gozu, elle va me proposer du lait ce soir je vais même pas le voir venir.
Elle me dit que je ressemble à un hippie. Je lui réponds que les hippie ça prend pas le Shinkansen et que ça fait pas des jeux videos.
Au final je passerai 3 jours avec elle, sa famille et ses amis. Trop d'la balle le Shinkansen, t'en as vraiment pour ta thune :)

Donc elle s'appelle Sachiko, elle a 53 ans, elle est prof de piano(d'interpretation surtout) à Tokyo, Yokohama et Shizuoka. Elle a donné des concerts solo à NewYork, Paris et Berlin. Apparament, elle assure grave dans son domaine. Et parle bien anglais.
Sa soeur nous attend à la gare de Shizuoka, elle s'appelle Kazuko, est legerement plus agée et hallucine completement de voir sa soeur débarquer avec un gaijin(un étranger).
Elles habitent ensemble avec leur mère, Kiyoko, 91 ans.
Elles sont trop marrantes toutes les trois.

Arrivés vers leur maison, elles décident de bifurquer pour aller me montrer l'entrée d'un temple Bouddhiste et celle d'un sanctuaire Shinto.
Elles me disent qu'on les visitera le surlendemain. Ha ben tiens, je reste une nuit de plus. comme ça, paf.
Youpiz, réponds-je completement éclaté, c'est moi qui hallucine maintenant.

Leur maison, c'est une vieille maison en bois avec des milliards de trucs accrochés partout dedans, c'est dingue.
C'est vieux et c'est trés joli.
Les papiers peints ont pas du être refaits depuis environ 30 ans, tout est trés usé.
Les pièces sont trés petites et encombrées.
Le ménage aussi, c'est pas du tout leur truc héhé
C'est une vraie maison de famille ou y a trois générations qui ont vécu dedans. C'est cool.
Elles sont toutes vachement gènées de me faire entrer mais ça les éclate en même temps.
Et moi aussi. Elles mettent un moment à comprendre que je prefere de trés loin une maison comme la leur qu'une baraque aseptisée ou y a pas une mouche qui vole.

Kiyoko la maman entend trés mal et parle difficilement mais elle est super vive.
Elle me dit "Nice to meet you ! Welcome !". J'hallucine.
Le lendemain elle me dira "merci" aussi :)

Le soir, je dors dans un futon hyper confortable.

Le matin, Sachiko me fait un petit dej vachement bien. Et pis on part ensemble en vélo pour le centre de Shizuoka. Trop cool.
On pose nos velos vers la gare et pis on prend un taxi.
Nous visitons un musée sur l'ère Yayoi. Comme dans Mononke en gros.
Le même genre de maisons. Super chouette.
Ensuite, un musée sur Serizawa Keisuke, un artiste textile, maître des motifs. Génial.
Il a fait une version illustrée de Donquijote mais dans l'univers des samourais.
Sachiko m'offre un souvenir du musée super classe.

On revient trés vite vers la gare chercher un bento. Elle donne un cours de piano à 13:00.
Mon premier bento japonais. C'est de la bombe.
Je reste pour le début de son cours. Sa première eleve est ultra forte.
Aprés quelques minutes, Sachiko lui fait croire que je suis un ami à elle, grand pianiste russe et que je connais parfaitement bien la pièce qu'elle interprète.
Et moi, je réponds "da ! da!" comme un gros débile, je pensais pas un instant qu'elle y croirait.
La nana, qui doit avoir mon âge, se décompose.
Elle essaie de jouer, elle s'arrête au milieu, fait une flaque et reprend. La pauvre.
Sachiko se tourne vers moi et me demande ce que j'en pense. Comme je suis trop un salaud, je fais mine de reflechir, de pas trop savoir et puis je lui lâche quand même un "subarashi"(excellent) histoire qu'elle arrive à dormir le soir la pauvre.
Sachiko m'explique une fois l'eleve partie qu'elle la prépare à un concours d'interprete vachement dur et qu'il faut qu'elle s'habitue au stress. Et que c'était un trés bon excercice pour elle de croire qu'il y avait un maître dans la pièce. ok, da, da.

Ensuite je la laisse et je pars à une station de métro de Shizuoka. Sachiko m'avait dit que comme je faisais des jeux videos, ce qu'il y avait là bas me plairait. Rien de plus.
Alors, effectivement, ça m'a plu, mais pas parce que je fais des jeux vidéos.
Arrivé à la station en question, au loin, je vois quoi ?!
Un FUCKING GUNDAM géant !!
C'était une foire spécial 30 ans de Gundam, LE truc des otakus japs. Wow.
Je m'approche, il y a le robot super grand, là, pis des buvettes. Et pis une scène.
Ca crache de la J-pop à t'en decoller la rétine.
Et sur scène, y a des gadjis déguisées en lycèenes qui font un show de monocycle acrobatique. ok.
Des robots géants, des geeks et des lycéenes qui font du monocycle sur fond de Jpop.
D'ailleurs, y a pas que des otakus, y a toute la famille. C'est un dimanche je crois.
Je suis le seul occidental dans le coin.
Y a quand même aussi des types qui font peur. Je veux dire, en dehors de moi.
Je bois une bière et je rentre sur Shizuoka.
Il est deja presque 5h, il fait nuit et il commence à pleuvoir.
Je retrouve Sachiko, on va manger un super bon ramen, pis on rentre à vélo, j'arrive completement trempé.
Kazuko me prête des fringues d'un de ses fils et elles me proposent d'aller au Sento(bains plublics);
Vu ma dernière expèrience, je suis moyen-chaud, mais j'y vais quand même. J'ai bien fait.
Le sento est petit, en bois, joli, y a pas beaucoup de monde. Super sympa quoi.
Quelques regards étonnés, mais rien de méchant.

Le soir Kazuko essaie de m'expliquer le job d'un de ses fils, il est chimiste, mais qu'est ce qu'il étudie, ça, elle se souvient plus.
C'est Kiyoko, la maman, qui a la réponse, elle sort difficilement : "plasma". wow.

Le lendemain, c'est visite d'un temple Bouddhiste puis d'un sanctuaire Shinto.
Le sanctuaire Shinto est particulier, il y a 3 principaux dieux qui y vivent. Je sais plus lesquels.
Pis y aussi un bâtiment à deux étages. Et y en a que deux comme ça au Japon.
C'était le sanctuaire favori de Tokugawa le premier, qui lui même était un l'un des shogun les plus influents du Japon sous l'ère Edo.
Devant les maisons des dieux, on doit prier. On salue deux fois, on tape des mains deux fois, on prie, puis on salue à nouveau.
En début d'aprés midi, direction une ville pas loin pour le marché au poisson.
On y mangera des sushis excellents !
Et pis une vendeuse de snacks japonais super sympa nous fera des petits cadeaux.

 Sachiko et Teddy le chien. Elle a voulu poser avec.

Un couloir de la maison de famille. 
Je dormais a droite.

Des gens qui font sécher du riz.

Leçon de piano de Sachiko.

Un fucking Gundam et pis kek otakus.

Shizuoka le soir.

Kiyoko-san au petit dej.

Des offrandes dans un temple shinto. 
C'est sensé être du saké.

Le temple shinto toujours, on sonne la cloche 
avant la prière pour appeler les dieux.

Sur les morceaux de bois, des prières.

La famille: Kiyoko, Sachiko et Kazuko(de gauche a droite)

Une chouette vendeuse de gâteaux de riz souffle.

samedi 23 octobre 2010

Yokohama, elue ville de l'angoisse 2010.

A Kawasaki, je me mets en place pres d'un feu avec mon panneau. Les gens lisent et rigolent. Au bout de 20 minutes un type sympa vient m'expliquer que Yokohama c'est dans l'autre sens. Merci mec !

De l'autre côté de la route, le bon cette fois, j'attends 30 minutes, tout le monde qui passe et qui rigole et enfin une camionnette s'arrête.
Hiroyuki est à bord. Il parle trés trés peu anglais. Il rentre chez lui à Yokohama.
On discute, sur le chemin, il téléphone puis m'annonce que ce soir, je mange et je dors chez lui. WOAW !
Lui aussi me demande si j'aime le café. "Ben oué !!!"
Alors on fait un détour par chez son pote, un mec qui vend du café en grain qui te le torréfie et te le mouds sous le nez. Le paradis du mec qui aime le café quoi.
Tout ça dans un shop blindé de magazines sur les vieilles bagnole, des modèles réduits, des vieux casques, des vieilles lunettes, etc...Il est fan de café et fan de Michelin.
ok. Il nous fait un colombien direct comme ça paf. Super bon. Le nom de son shop c'est MASH en l'honneur du film haha !

On repart vers Yokodai, une banlieue de Yokohama. C'est là ou habite Hiroyuki avec sa femme Akiko. Dans une grande barre d'immeubles. Un appart deux pièces avec cuisine séparée.
Tout en préparant à manger ils me parlent. Elle est manageuse de quelque chose mais j'ai pas compris quoi et lui il est peintre en batiment. Il vient d'Okinawa.
Plus jeune il a fait des études d'art. Il adore Picasso, Marini, Egon Schiele. Il aime la cuisine, il a pleins de bouquins de Joel Robuchon et aussi un bouquin de El Bulli haha trop fort !
Leur appart n'est pas en trés bon état, j'ai l'impression que ça les gêne que je prenne des photos, des que je fais mine de prendre l'appareil je les vois déplacer des trucs, ranger, etc... donc je laisse tomber les tofs, j'en prendrai que 3 ou 4.
Le repas est excellent. A la télé il y a la dernière saison de baseball de l'année, les Tokyo Giants contre les C. Dragons.
On discute encore un peu, ils ont une fille de 26 ans qui a une fille de 4 ans.
Il me sort pleins de bédé de mangakas que je ne connais pas. De illustrateurs aussi.
Avant de dormir, il fait un portrait de moi.
Le soir, je dors dans un futon, une première. Ben qu'est ce qu'on dort bien !
Le matin, Hiroyuki se lève à 4h30 pour aller faire du jogging. Il fait du marathon. Quand il revient, il prépare du pain perdu à la banane et du café colombien qui tabasse !
Akiko dort toujours.
Ensuite, on se quitte au pied de son immeuble.
Je prends la JR(Japan Railway) pour aller à Yokohama.
Je trouve trés interessant le fait de revenir par le RER avec tous les gens qui vont au boulot. De passer dans les quartiers "dortoirs" aussi, les banlieues...
C'est là que vivent les gens qui travaillent. Pas en ville.

A Yokohama, je passe dans le Landmark building, l'immeuble qui serait le plus haut de tout le Japon. Je sais pas si c'est vrai, je crois que je m'en fout. c'est moche, c'est bourré de flics à l'intérieur. J'ose me poser sur un banc, y en a 3 qui m'encerclent, sans chercher à le cacher, jusqu'à ce que je parte.
A priori, comme ça, Yokohama, c'est une grande ville sans interet. Je vais pas être déçu.
Je vais plus au centre de la ville, voir ce qu'il peut y avoir. Que dalle. Dans une chaine de resto à curry, je capte un jeune avec une guitare, je lui demande s'il y a des bars live, des café-concert qui sont chouettes. Autre que les merdes hors de prix sélectionnées par le Lonely Planet. J'aurais même pas l'occas d'essayer de les trouver.
Y a une grande roue aussi. ok.
Y a un quartier chinois en carton pâte qui fait trois rues. Voila.
J'ai pas trouvé grand chose de très intéressant ici.

Je suis fatigué, il pleut, il fait froid, aucune envie de refaire du stop pour le moment malgré le succès. Peut être qu'en dehors de grandes villes, ça passe mieux.
Je me dis que je reste pour ce soir histoire de bien dormir une nuit.

HAHAHAHAHAHAHAHAHAHA

YOKOHAMA, la ville de l'angoisse.

Je trouve un Mangakissa, je réponds à des mails. Je casse le temps en me baladant. Cette ville est vraiment pourrie mais j'ai envie de dormir un peu.
Les auberges les moins chères sont trop chères, le parc est loin, il fait froid et moche.
J'attends 9h du soir pour pouvoir profiter des packs "nuit" des Mangakissa.
A 9h, je prends un bento dans un combini et je débarque dans le Mangakissa en question.

Mince, j'ai plus de sous. Je demande si je peux laisser mon sac pour aller chercher les sous et revenir.
Et la, PANIQUE !! PANIIIIIQUE !! TRUC DE OUUUUUUF !!!! Donc, ces fils de con veulent pas que je laisse mon sac.
Je ressors avec mon bordel pour retirer. Je fais une dizaine de distributeurs dans les combinis, aucun n'accepte ma carte, alors que d'habitude, aucun souci.
Putain de merde.
Un mec finit par m'expliquer qu'a priori, on peut pas retirer avec des cartes visa entre 9:00 am et 9:00 pm.
Putain mais c'est quoi ce conneries ?!
Alors voila, il est 9h du soir, il meule, j'ai dix euros et un bento froid sur les bras.
Kesseu je fais ?
Ben j'attends 11h, je prends 5h dans le mangakissa c'est tout ce que je peux payer. Je fais rechauffer mon bento là bas, je mange et j'essaie de dormir.
A 4h, je me lève et je sors.
Super pour quelqu'un qui esperait se reposer et qui est resté dans cette ville de merde pour ça.
En plus je m'étais dit, ce soir je lésine pas sur les moyens mangakissa, je dors tant que je veux. haha
Donc, je marche. Je finis par trouver un café ouvert, je prends pour ce que j'ai, c'est a dire 3e de thé.
Et en attendant 9h, je dessine.

J'ai oublié aussi de préciser dans ce périple de merde à Yokohama, un mec bourré qui vient cracher juste à côté de moi en me regardant méchamment(il doit pas aimer les gitans), un paquet de connards qui tournent le dos et m'ignorent quand je viens pour poser une question et puis le clou du spectacle vers 5h du mat, deux ptis trous du cul à vélo qui foutent un coup de pied(!!) dans ma tente en passant et partent en rigolant et en me disant des trucs que je comprends pas. C'est con, je les ai pas recroisé plus tard, je les aurai butés tous les deux ces ptites frites.
Ha oui, aussi encore un détail sympa, quand l'ascenseur pour monter dans le Mangakissa s'est ouvert, y avait une nana dedans. Elle regardait par terre. Quand elle a levé les yeux, elle a fait un bon on plafond en gobant l'air comme un poisson rouge. Elle a eu honte, elle a regardé par terre en baragouinant une connerie et elle s'est enfui. J'ai jamais vu ça.
Yokohaaaaaaaaaaaaaaamaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!


Ok, c'était bien ça, entre 9h du soir et 9h du mat, on peut pas retirer avec une carte Visa.
Maintenant j'ai ma tune, je vais dormir et faire ce post.


Putain, le Japon va falloir que ça s'arrange. Je veux bien qu'on me parle d'insularité, mais bordel, des îles, j'y ai vécu la moitié de ma vie et c'est pas une question d'insularité ici.

Tant que tu es un touriste qui agit en touriste, aucun problème, t'es juste un touriste, tu tiens ton rôle.
Par contre si tu fais pas comme un touriste normal et pis qu'en plus t'essaies d'économiser kek sous, halalala, voila la grosse sous merde humaine que tu es. haha

Heureusement que j'ai rencontré quelques personnes vraiment sympas, parce que là globalement, le Japon, c'est en train de me bander sérieusement.
La "mentalité" japonaise, c'est à dire le type de comportement auquel je suis confronté à 90% du temps, jusque là, c'est vraiment pas mon truc...

Je viens de finir ce post, je pars à la gare prendre un train pour je sais pas ou, mais je reste pas dans cette ville.

Le super torréfacteur, vendeur de café, fan de 
Michelin, tout ca dans sa boutique MASH !

Hiroyuki et Akiko

Hiroyuki a fait un portrait de moi.

Le matin dans le RER pour Yokohama

Kawasaki

Kawasaki, je me fais réveiller par deux personnes qui nettoient le parc. Pas contents au début, mais cools quand je commence à m'excuser en japonais "gomennasaï !".
Il pleut, temps pourri, je dois remballer mes affaires comme je peux. haha c'est cool pour la première fois que je campe :)
Je pars voir ce qu'il y a dans les environs. Un McDo, un Denny's et un Starbuck. Rien d'autre. Pas de resto à ramen. Zob. On est au japon ou bien ?

Je m'assieds dans le starbuck, tranquille, pour prendre un café et écrire un peu. y a personne, et pis d'un coup, deux américains qui se posent JUSTE à côté de moi... Y a une salle vide de qui fait 5 fois mon appartement et ces deux gros cons choisissent de se coller à moi... Et evidement de gueuler comme des veaux.
Je bois mon café, j'écris un mot et je me casse.
Faut que je trouve un sento(bain public), je demande à une serveuse du Starbuck. Elle me donne une indication qui est la bonne.

Il est 11h du mat. Au sento, c'est un peu l'affolement, personne parle anglais et faut m'expliquer comment on doit procéder pour les bains.
Ils me trouvent un poly-copié en anglais approximatif qui explique les étapes et m'envoient leur supèrieur pour checker que j'ai bien tout compris.
2000 yens le truc... gloups. mais faut que je me lave là. A ce tarif, valait mieux que je dorme encore dans un mangakissa...

Un apparté, mais Zaw m'avait parlé de la xenophobie japonaise qu'il subissait tous les jours.
Ben au sento, ça sera la deuxième fois que j'y serai confronté.
Je crois pas en avoir parlé mais la première fois c'était en cherchant un endroit ou dormir. A nouveau je tombe sur un truc de cul, quand j'arrive, les mecs me tournent le dos, je fais un signe, je dis "sumimasen" et y en a un qui finit par me lancer sans se retourner "no stranger, you can't stay." ho putain, cet homme-crapaud suitant parle anglais.

Et donc j'en reviens au sento. On m'explique la démarche qui est la suivante :

1 - tu mets tes chaussures et ton gros sac en bas dans un premier vestiaire.
2 - tu prends ton ticket et tu montes au premier etage l'echanger contre une serviette
3 - tu te déssape complet dans un vestiaire au 2eme étage et tu gardes que la ptite serviette "cache kiki". Je l'ai tenue deux minutes sur le kiki mais en voyant passer les japs à poil, je l'ai mise sur les épaules, comme tout le monde.
4 - tu te laves bien, tu te SAVONNES dans une douche commune avec des ptis bacs par terre. c'est TRES important ça.
5 - tu peux aller vers la première étape des bains. tu t'éclabousses avec de l'eau qui coule dans un bac.
6 - tu peux rentrer dans ton bain te faire ramollir les fesses pendant 5 heures si t'en as envie.

Et donc moi, je fais tout ça et j'en arrive à la dernière étape. Je m'approche d'un petit bain, y a 3 personnes dedans. Ils tournent tous la tête quand j'arrive, je mets le bout du pieds dans l'eau, les 3 mecs se lèvent d'un coup et se posent dans le bain juste à côté. ok.
Et j'ai checké aprés pour être sur que je suis pas fucking parano, et c'était les mêmes bains partout, même température.

Ca m'a un peu cassé les burnes tout ça, je suis pas resté longtemps. A l'accueil en sortant, j'ai demandé la direction d'une laverie.
Je l'ai trouvée. Toute petite, coincée dans une rue derrière un autre sento, plus petit mais fermé.
Dans la laverie il y a une dame qui s'appelle Hiromi(je crois) avec qui je discute tant bien que mal à renfort de traducteur electronique. Elle travaille pour un magazine de moto, velo, golf, je sais plus quoi. Je crois comprendre qu'ils organisent des rassemblements de vélos de temps en temps et elle était en train de laver une centaine de brassards.
Elle a deux petits et elle a fait son voyage de noces au Mexique héhé
C'est vachement bien de parler avec des gens qui ne connaissent rien à l'anglais, je commence à comprendre des mots en jap.

Dans l'espoir de trouver une connexion internet, je me replis sur un McDo. Que dalle. Il est 3h de l'aprés midi.
Alors qu'il pleut encore un peu, je sors avec mon tableau. Sous la pluie, je peux pas écrire. Je re-rentre dans un starbuck.
Deux personnes corrigent gentiement mon écriture japonaise. Il y a une version jazz loundge de Smell like teen spirit que j'ai du mal à reconniatre au début haha.

Juste devant moi, y a un type qui prend une 20aine de serviettes en papier au distributeur. Il les épluche une par une, appelle un serveur, lui montre un truc sur une des serviettes. Le serveur va au distributeur de serviettes, lance un regard désemparé à ses collègues et les change toutes. ll jette les autres...


Le petit lapin de la laverie me dit quelque 
chose d'important mais je sais pas quoi.
Dommage.

By night in zeu park


Tokyo, fin

Je me lève, je décide de me balader dans Ikebukuro. Comme d'hab, je prends les rues les moins peuplées.
Loin, trés loin, vers là ou les gens habitent, caché derriere une station de monorail, je trouve une resto à ramen ou je peux même pas rentrer avec mon sac.
Je le laisse dans la rue et je commande un GROS ramen. Je sais jamais ce qu'il y a dedans, je prends juste celui qui a la meilleure photo haha
Je crois que le chef me demande si c'est bon(enfin il me parle et montrant le bol). Je lui lance un gros "subarashi !", ça veut dire quelque chose comme "c'est d'la balle mec !".
Alors il me dit pleins de trucs en jap mais je bite rien. Je lui reponds juste que je suis un français de France et que je comprends rien.
Je demande ou se trouve le metro et pis je repars en décidant d'aller à la station qui sera le plus au sud de la ligne. Genre je vais essayer de sortir de la ville.
C'est Shibuya.

En sortant de la bouche de metro j'avise un 7/Eleven et comme la vendeuse parle anglais, je lui demande de m'écrire Kawasaki sur un bout de papier pour que je puisse le reproduire et puis je lui demande la direction de la ville. Elle rigole quand elle comprend pourquoi et me dit que ça marchera pas mais qu'elle va m'aider. ok.

Je sors, je marche et j'entends des protestations. Je vais voir. Ce sont des manifestants devant le siège des nations unies. Je discute un peu, ce sont des réfugiés Birmans qui font partie de l'association Free Burma Campaign qui manifestent et demandent la liberation de "Aung San Suu Kyi". Ils sont accompagnés et soutenus par le Labor Party, le parti des travailleurs japonais.
Je propose au jeune avec qui je discute d'aller boire un thé ou un café. Il a peu de temps parce qu'il va aller bosser mais il accepte.
Il est étudiant en japonais, il s'appelle Zaw Htoo Aung, il bosse a mi-temps, il est ici depuis presque 2 ans et ne peut pas retourner chez lui tant que la situation ne s'améliore pas.
Il est pas fan du Japon et le Japon est pas fan de lui.
Je lui explique un peu ce que je fais, ça le fait rigoler. Je lui explique qu'ici on trouve pas de poubelles dans les rues, alors j'ai pas de bout carton pour écrire le nom des villes dessus. On continue à parler. D'un coup il se lève me dit d'attendre un peu. Quand il revient, il me tend un sac plastique et me dit que c'est un cadeau. Dedans il ya un tableau et un marqueur effaçable !! Il me dit que c'est pour m'aider. Pendant qu'on était au café, il avait demandé à un pote de lui ramener ça(un mec que j'avais vu mais qui avait pas pu venir boire le café).
Trop sympa Zaw ! Il me propose d'aller marcher un peu dans le quartier avant qu'il aille bosser.
Et là, il m'emmène au mega carrefour de Shibuya, que j'aurais probablement raté. C'est le truc qu'on voit dans les films. Il est là. Avec 5 écrans géants et à peu prés 3000 personnes à la minute qui traversent le carrefour en question. La, c'est "over crowdé" comme le diraient nos amis quebecois.
L'endroit qui me donne des sueurs, quoi. On se quitte là.

Je décide d'explorer le coin en sachant qu'après j'ai plus le choix, un réfugié Birman m'a offert le matos, ce soir je fais du stop. Il fait deja nuit, plus rien ne presse.
Et donc, ça y est je l'ai trouvé mon coin à hipsters/posers tokyoïtes !
Des cheveux fous partout, 500 tonnes de gel au mètre carré.
Ca s'appelle Shibuya ! Yes papa !
Et en bons japs qui se respectent, ils font les choses à fond. En plus de la dégaine, certains tapent des poses de fou. C'est hallucinant. Y en a on dirait qu'ils pourraient manger des enfants. Ou bien écorcher vivant des bébés hamsters. Et puis les manger.

Et là, en traversant pour la 4eme fois c'te carrefour géant(quand je comprends rien à ce qu'il se passe, je reviens 50 fois au même endroit), dans la foule, on m'attrape par le bras.
Une nana qui veut me demander un truc. ok.
Sur un bout de papier froissé, écrit en anglais, y a marqué qu'elle est éditrice, elle me montre son magazine qui s'appelle Ground.  ok.
Trés joli beau le magazine, mais un magazine sur quoi ?!
Sur la mooooooooode.... HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ça alors... Shibuya -> ptis babouins hipsters -> mode ?! ok.
Et puis aprés elle me demande si je veux bien être modèle pour son magazine. Payé, bien sur. ok...

QUOI ?!!

(Attention, la partie qui suit est un mensonge du misérable auteur qui se la pète)
Donc un magazine qui parle de la chose qui me vrille le plus le cerveau quand j'arrive dans une ville(enfin, ça c'est pas un mensonge), la mode, la pub, les marques, tout ça quoi... tout ce que j'aime quoi.
tu me demandes à MOI, si je veux être là dedans ? Tu veux que j'te bute ou quoi ?
Alors je lui explique ce que c'est mon luxe à moi. c'est d'être à Shibuya, qu'on m'attrape dans la rue au milieu de 3000 personnes pour me demander si je veux bien être payé pour poser dans un magazine et répondre que j'ai mieux à faire comme faire du stop sur une voie rapide pour aller à Kawasaki en scooter manger un ramen dans un échoppe ou même pas tu poserais ton cul tellement tu trouverais ça pourri.

(rétablissons la vérité vraie)
Pendant qu'elle essaie de m'expliquer tout ça, je réfléchis deux secondes. Je reste une journée de plus pour une photo dans un magazine dont j'ai rien à foutre ou bien je tente le stop direct ce soir. Aprés avoir vu mon copain réfugié Birman, je vais pas aller faire des tofs de mode alors qu'il vient de me payer de sa poche un tableau effaçable de super qualité...
Pis en fait elle me demande mon poids, ma taille et mon age.
Et je peux pas lui répondre, sauf pour l'âge mais ça prend du temps, faut que je calcule et j'ai PLUS LE TEMPS MOI, Y FAUT Y ALLER ! Donc, je décline poliement.
Et je prends tranquillement le chemin de la 2 fois 3 voies quis sort de Shibuya.

Tout ça parce que j'ai un chapeau qui pue la sueur... elle a pas bien vu le marron dans la nuit.

Et j'ai putassement bien raison de décliner.
Je marche comme un ouf à la recherche d'un spot pour me poser avec mon panneau. J'en trouve un juste à une centaine de mètres du carrefour de Shibuya.
Aprés m'être fait confirmer la direction par des djeuns qui se sont gentiement foutus de moi, je me pose.
J'évite les taxis qui s'arrêtent. J'attends en tout 10 minutes et là y a un scooter qui s'arrête en vrac.
Un djeun. Il parle pas anglais. Il me demande si je vais vraiment à Kawasaki. Ben oui.
il prend mon gros sac le met entre ses jambes sur le scoot, il me demande si j'aime le café, j'y dis "ouéé mec !"
Et vroooooooooom vroooooooooooooooooooom à fond les ballons dans Shibuya by night et en moto, il grille les feux le salaud, il double par la gauche, par la droite et tappe des pointes à 90.
Mon premier japonais "rien à foutre de rien". Cool, j'ai trouvé mieux qu'un bosozoku.
On s'arrête devant un café italien qui s'appelle "Lo Spazio", paumé dans un quartier que je sais même pas ou c'est.
Là il me présente sa bande de potes qui rigolent aussi quand il comprennent ce que j'essaie de faire, mais vachement compatissants.
Ils sont super marrants. Le patron est super classe, le serveur aussi. C'est trop rigolo.
Il fait des super bons cafés, les meilleurs que j'ai pu boire à Tokyo jusque là. Il me dit qu'il a appris en Iltalie ou il a bossé pendant 3 ans.
Il dessine avec la crème dans la tasse, des pti coeurs, des feuilles, etc. J'ai oublié de prendre ça en photo.
Il me dit aussi que dans le quartier y a un français qui travaille dans une boite d'importateur de verre de Baccarat.
Et effectivement, le garçon débarque une heure plus tard au café.
Il s'appelle Olivier, il est franco japonais et super sympa.
Tous les gens qui sont là vont vachement m'aider pour la suite du voyage, ils m'aident à écrire des noms de ville et puis des indications comme "dans la direction de...", "destination finale Fukuoka", etc...
Juste avant de partir, j'offre quelques carte postales de la France que j'avais ramenées et pis eux m'offrent un badge "bon voyage" avec un CRS et un clébard dessus. HAHA.
Le jeune qui m'a pris en scooter me dépose dans un parc de Kawasaki ou je peux mettre ma tente. Y a même des toilettes.
J'y dors.

Attention, j'y entrave que dalle mais je vais parler de mode !

La mode pour les hommes à Tokyo, c'est le sac à main.
La mode tokyoïte pour les filles est pas compliquée, y a juste 90% de mini-jupes. Au bas mot. Et si c'est pas une mini-jupe, c'est un mini-short. Apres, j'ai l'impression que c'est vraiment plus une question de mode qu'un réel désir de montrer ses jambes. Dans un café à donuts ou je m'étais arrêté, une nana est restée bien une ou deux minutes la culotte à l'air en train de choisir des donuts. Et PERSONNE a maté... on est au JAPON quoi !!! AU JAPON !!! le pays des mecs les plus perverts-fracassés de l'univers connu !
Encore un démenti ?

Ca me rappelle qu'en Chine, c'est trés courant de les voir en mini-jupe assises, les jambes grande ouvertes. Et pareil, aucun regard lubrique.

Ceux qui ont vraiment leur truc en terme de mode d'ailleurs, c'était HK. C'était vraiment spécial. Trés trés fashion, un peu sac à patate, legerement hipster londonien, trés légerment punkisant. Bon, ça restait encore un truc de poser à deux balle, mais c'était particulier.

Ramen man dans son resto

Les petites filles trop marrantes avec des 
cartables jaune canari, mais la on les voit pas.

Zaw Htoo Aung

Le carrefour de Shibuya

L'equipe du "La Spazio", au milieu, le jeune qui m'a récupéré sur le scooter.
Lui même a un café ailleurs dans Tokyo, d'ailleurs.
 

mardi 19 octobre 2010

TOKYO !

ok, c'est à priori mon dernier jour sur Tokyo. 3 journées en tout.
je pense tenter le stop demain. je viens d'acheter un gros feutre haha.

bon commençons par le commencement.

Arrivée à Tokyo Haneda Airport le matin vers 6h.
Un douanier me demande ou je vais, je lui dis en ville. Mais il me dit qu'il lui faut absolument une adresse.
Je lui dis que j'ai rien réservé et que je vais voir ce qu'il y a en ville.
Il me dit qu'il lui faut quand même un nom d'hôtel valide.
Je lui demande s'il y a un Hilton à Tokyo, il me dit oui.
J'écris Hilton sur le papier et je lui donne, il éclate de rire et me laisse passer.
Il était sympa, je savais que ça le ferait rigoler.
Pis ça les stresse un peu quand on a pas de billet de retour, à chaque fois ils demandent combien de temps je vais rester.

Juste après lui, un autre douanier me fouille complètement. Il comprend pas que j'ai pas de sous et aucun objet acheté à HongKong. C'est pas normal, à HongKong on va faire du shopping, ou alors on achète de la drogue, mais on revient pas les mains vides..
Alors, je suis le seul gars à se faire fouiller partout, même les chaussures... Bon, je suis pas rasé aussi.
Le dernier douanier zélé me lâche d'ailleurs un "hooooo big shoes !!!" dans un anglais un peu rouillé.
"heuu, yeaaah, big feet !" lui réponds-je, complètement pris au dépourvu. Lui aussi il a rigolé. Ils rigolent tous ces douaniers...

Alors donc, depuis l'aéroport, après une super nuit blanche, histoire d'économiser je décide de :

1- prendre le bus
2- prendre le monorail
3- prendre le métro

Bien sur, jamais, nulle part, y a quoi que ce soit écrit en anglais HAHA
Mais tout est trés logique. C'est des japonais, ils sont logiques.

J'ai quand même essayé d'approcher deux pélos avec des uniformes de la JR(Japan Railway), mais ils m'ont contientieusement tourné le dos en me voyant arriver. haha les coquinous !

Tout se passe sans encombre, mais je mets un bon moment à comprendre le systeme des machines à tickets. Qui est en fait trés simple.
On trouve sur un grand tableau ou c'est qu'on veut aller. On regarde le prix qui est affiché sur le point qui nous interesse, on selectionne la somme sur la machine, on paie, pis on a notre ticket. Ensuite on garde juste en tête la couleur de la ligne et le code de la ou on va(E-14, G-02...).

Et j'ai bien fait de prendre le monorail, j'ai eu une suuuuper vue de l'entrée dans Tokyo depui les airs, en rasant les immeubles(si un mec est dans sa chambre en train de dormir, tu pourrais voir s'il s'est brosse les dents !) au niveau du 5-6eme étage.
J'étais trop déchiré pour prendre des photos.

Bon, arrivé à Tokyo, toujours dans l'idée de "pourquoi faire simple", je décide de trouver un Mangakissa dont j'ai l'adresse. Mais comment qu'on lit une adresse japonaise ?!
Aucune idée et je saurais jamais. Le Mangakissa était à Shinjuku, j'ai tourné comme un ouf mais je l'ai trouvé. Il était 10h.
Je dors plus longtemps que prévu, ça me coute dans les 20e. J'y prends une douche aussi.

En sortant vers 16h, balade dans Shinjuku. Y a trés peu de monde, c'est dimanche.
Vers 18h, ça se remplit. il y a à chaque croisement de ruelle des freeters rabatteurs qui me proposent des restos ou des shows érotiques. Quand ils voient que je me traine une tente, ils laissent tomber de suite. Pas mal de blacks aussi qui font rabatteurs. Y en a un qui commençait à pas me lâcher, alors je lui ai dit que j'avais pas de thunes et que je voulais juste une bière et manger pas cher. Il a été cool et m'a indiqué un bar/resto qui va bien. 4e un plat SUPER consequent de riz, poulet pané, omelette.

Les "freeters", c'est des jeunes qui veulent pas bosser dans une boite alors ils préfèrent cumuler les ptis boulots, comme rabatteurs ou homme-sandwish. Bon, des fois ca doit pas vraiment etre un choix.

Je découvre un truc super fréquent à Tokyo : la machine ou tu paies et qui te donne un ticket que tu échanges ensuite contre ton plat.
Super simple : tu choisis dans la vitrine ce que tu veux parmis des repésentations en plastique, ou alors sur une affiche. tu retiens le numéro et le prix. Pis faut l'indiquer à la machine. Et la machine elle te crache le ticket, que tu donnes à un des cuisiniers.
Pleins de restos et hotels bon marché fonctionnent avec ça.

Apres, je suis entré dans une échoppe plus "tradi", j'ai pris une bière et deux brochettes choisies au pif sur la carte en jap, ça m'a fait 10e HAHA
La bière c'est super cher !

En me baladant j'entends des tambours. c'est un spectacle ! comme dans les festivals japonais. sur une toute petite place coincée, il ya  des jeunes, des vieux qui dansent et qui chantent. Tous costumés, c'est trop chouette.

Vers 10h du soir, direction le parc de Shinjuku chuo-koen avec en tête l'idée d'y dormir.
Mais dans le parc, des gens dorment partout. Tous les bancs sont pris, chaque recoin envisageable est occupé. A même le sol, sans protection en carton ou quoi que ce soit.
Je suis gentiement raccompagné à la sortie par le garde du parc qui m'avait repéré depuis un moment.
De toutes les façons, je n'aurais pas osé dormir là alors qu'il y autant de gens qui n'ont pas les moyens d'aller ailleurs. Moi j'ai le choix, ca la fout mal.
Le camping ce sera pour en dehors de Tokyo, là ou j'aurais pas l'impression d'abuser.

Retour vers Shinjuku à pieds. y a plus de métro.
Au passage, arrêt au 7/Eleven pour un bento poulet curry et onigiri pimenté choisi au pif ! YEAH !
Aprés deux heures de marche, j'arrive à peine en périphérie du centre du quartier.
A 1h du mat, je m'arrête prendre un café dans un McDo.

La marche était trés interessante, visiter des quartiers résidentiels la nuit, c'est cool. il y a des ruelles pleines de plantes, c'est rigolo on se croirait sorti de la ville.

Avant d'arriver au Mangakissa ou je pensais me replier, j'avise une affiche en jap qui semble dire "au 3eme étage, 23:00-9:00 pour 2000Y".
Quoi ?! Encore moins cher que le Mangakissa !?
Ben en fait fait c'était comme un Mangakissa mais au lieu de mangas et internet dedans, c'était que des films de boules !
C'était glauque de glauque mais j'y ai pris une douche et j'y ai pas dormi bien longtemps haha.

Le lendemain matin, direction Akihabara, le pays des geeks, pour trouver un adaptateur electrique. J'ai pas pu recharger l'appareil photo depuis un moment.
Alors, Akihabara, c'est uniquement des magasins d'electronique, d'informatique, de modélisme, de figurines et puis des Maid Café à gogo.
Alors, un Maid Café, c'est des nanas en soubrettes qui te servent et t'appellent "maître"... c'est trés prisé des geeks. De ce que je sais, en général c'est des étudiantes et ça les fait pas trop rêver de faire ça. C'est sur que servir des hommes-crapauds-geeks qui les violent du regard à longueur de journée, c'est pas la trance. Putain faut voir les regards des mecs qu'elles arrivent à rabattre... Et aussi, elles aiment pas être prises en photo.
j'ai trouvé mon adaptateur trés vite.
Dans le coin, je trouve un chouette resto à ramens ! de la tuerie !

je me balade encore un peu puis je me dirige vers Ikebukuro.
Ici, que des magasins. Encore plus qu'ailleurs. tout le monde est super calme.

Les gens vont d'un magasin à l'autre et passent TOUS par les même carrefours, c'est encombré. Si on fait 5 mètres à côté, y a plus que 10 personnes qui traversent.

je bois une bière Yebisu accompagnée de beignets de calmar.
je me balade et j'avise un Starbuck qui a un étage qui donne sur la rue, j'y monte.
c'est blindé de petits hipsters tokyoïtes. sur une étagère à feuilleter, il y a "Sahel, the end of the road" de Sebastiao Salgado.
j'observe et je me repose, je suis eclaté, j'ai du dormir 4h la nuit d'avant.

Dehors, étouffés, j'entends des percussions. Pis y a des gens qui gueulent "sugoiiiiiiiii" en s'approchant des fenêtres. c'est des fanfares japonaises avec des tas de gens en costumes qui se mettent en file indienne.
Je descends de suite.
en tout il devait bien y avoir une 50ene de "groupes", chacun, je crois, representant un quartier, mais ça je suis vraiment pas sur.
c'était trop trop mignon, il y avait aboslument tous les ages. Même au milieu il y avait des bosozoku(gentils cancres japonais).
Evidement mon putain d'appareil avait plus de batteries.
J'y reste bien 3h

Ensuite, je me trouve un Mangakissa, parce que je tiens plus. Je me traine toutes mes affaires tout le temps. je me felicite 50 fois par jour d'avoir pris un diable à bagages. sans ça, ce serait impossible vu comment je courre.

On en arrive à aujourd'hui.
Ce matin, je ne savais pas si je partais aujourd'hui de Tokyo ou pas.
Finalement, j'ai envie de me reposer un peu avant de partir. Et pis d'en profiter pour faire ce post sur Tokyo.
Alors je me suis fait un pti repas aprés m'être levé vers 11h. Je me suis calé dans un café et j'ai écrit tout ça.

Un détail rigolo :
Autant les chinois ils avaient un problème avec "Helene et les garçons"(la chanson a été un succés populaire là bas), autant les japs ils en ont un avec "Fly me to the moon"...
En 3 jours, je compte plus le nombre de fois ou je l'ai entendue. Ceci dit, dans le tas, j'ai eu au moins 4 versions différentes.
En ce moment même une version Jazz-bar-loundge-supermoudukitsch.

On peut aussi noter, le soir dans les quartiers commerçants, un nombre très inquiètant de petites nanas qui accompagnent de vieux crapauds-hommes d'affaire tout gluants.
J'dis ça j'dis rien, hein...

Démentis time !

- un jap, ca rote et ca pète
- ca se mouche en public de temps en temps
- ca se gene pas pour se tirer les crottes du nez au resto
- y a pas tant que ça de salaryman qui lit des mangas pornos dans les metro
- c'est loin d'être si propre que ça partout, des fois c'est carrément degueulasse.
- il y a TOUJOURS du papier aux toilettes. Même celle avec le jet d'eau.
- le jet d'eau, c'est trés bien, mais ça chatouille.
- Tokyo c'est vraiment loin d'être si peuplé que ça. Le week end, y a deja plus de monde, mais que le soir et que dans certains quartiers.
- j'ai toujours pas vu de distributeur de petites culottes usagées.
- on mange comme un porc n'importe ou(shinjuku, Ikebukuro, Shibuya...) pour environ 560Y, soit environ 5e on dira. Un bento de base dans un 7/Eleven, c'est 450Y.
- on trouve partout dans Tokyo de quoi dormir super confortablement, avec douches, boissons à volonté et internet pour environ 2000Y(parfois moins), soit en gros 16e.
- A Tokyo, y a des gardes dans les parcs, s'ils te voient tenter de camper, tu te fais gentiement sortir.
- Y a pleins de japonais grands. Les jeunes en particulier, ils font presque tous ma taille et parfois plus.
- trop dommage, y a plus de ganguro, c'est passé de mode...
- j'ai pas vu beaucoup de djeuns déguisés n'importe comment, même le week end...


Voila, je vais dormir maintenant.




Un resto a ramens d'Akihabara, miouuuuum

Un détail d'un temple dans un cimetière.




Elles sont la !




Ikebukuro.

C'est la fête a Ikebukuro.



Une rabatteuse de salle a Pachinko, un jeu prise des japonais.

Un freeter distributeur de kleenex. Il y en a beaucoup. Personne ne les regarde jamais.

De jeunes salarymen.

Alors la... des rabatteurs c'est sur. de quoi ? ca, je sais pas.

Pour donner une idée de la ou j ai dormi dernièrement. C'est un Mangakissa.

La fameuse machine a tickets pour manger.

Les machines du metro. Tout en Jap.

lundi 18 octobre 2010

HONG KONG ! (plus bas, y a les photos)

Daniel m'accompagne le plus loin possible à la gare de shanghai.
Sans lui j'aurais rien de rien compris.

je passe la douane(je sors du territoire chinois puisque je vais à HK), le douanier est étonné de voir que mon passeport est peu rempli. Il me regarde, fait venir ses collègues, leur montre mon passeport et me dit "ça fait 4 ans que vous l'avez ?" "ben oui, c'est marqué..." il me répond, l'air étonné "mais il est vide !!"

j'attends avec des centaines de gens dans un grand couloir.
je suis entré dans le train, comme j'arrive le dernier j'ai droit à la couchette TOUT en haut(y en a 3 superposées). Faut être sorti de Pinder pour y acceder, alors au final, en 20h, malgré la sympathie des gens avec qui j'étais, je ne suis descendu que 2 fois haha.


On arrive à HK, je comprends pas trop. Il est 15h.
il aura fallu que les gens avec qui j'étais me disent que c'était le terminus haha
j'avais rien capté.
c'était toute une petite famille, super sympathique.

En sortant des douanes côté HK, je me retrouve dans la GRANDE gare routière de HK.

Hong Kong, donc...

Je cherche le métro pendant une demi heure. en fait c'était dans la gare.
je trouve les bornes qui vendent les tickets. ça marche par destination. les prix varient énormément, mais globalement ça dépasse pas les 25 HK$(soit 2.5e)
comme je viens juste de retirer, j'ai que des gros billets qui sont pas acceptés par les machines.
je vais casser des billets au resto le plus proche : un McDo ! ça alors !
et là, je m'assoie, je commence à boire un café et pis y a un pti jeune qui vient me voir avec une feuille me demander un conseil sur une traduction de problème mathématique en anglais HAHA le pauvre, il pouvait pas plus mal tomber.
m'enfin, je l'aide comme je peux.

Et pis on discute. Il est étudiant et sa copine aussi(elle se joint à nous), ils font une université "polytechnique"(je sais pas si ça veut dire la même chose que chez nous). Lui il vient de Shenzhen et sa copine de Mongolie interieure. Leurs noms anglais c est Jim et Erika.
On parle tellement que je rate le dernier métro de la gare.
Mais bon, je prends le taxi, j'arrive à Mongkok pas loin de l'auberge de jeunesse qui est en fait enfermée dans un immeuble(au 6eme et 7eme étage), impossible à trouver si on sait pas précisement.


Je ressors immédiatement et je constate que c'est Blade Runner dehors. Je me balade un peu et sur le moment je me dis, bouah, rester ici quelques jours c'est pas si mal.
Le mec de l'auberge qui est sensé s'occuper de mon Visa m'annonce que ce sera 4 jours d'attente, pis plus tard peut être 7...
Je déchante un peu. L'auberge est pas donnée et j'avais pas prévu de rester aussi longtemps.
Mais maintenant ils ont mon passeport.



Le lendemain, j'essaie d'arpenter la ville.
Globalement ca ressemble a un bric a brac des trucs entassés les uns sur les autres. Ca ne respire à aucun moment. Même les parcs, ils sont ridiculement petits et collés à des immeubles. C'est vraiment oppressant. L'impression d'être pris en otage par la ville. Mais la ville est intéressante.

Selon les quartiers on a :
- des ptites échoppes partout
- des magasins de luxe à gogo
- des grosses bagnoles
- des restos et clubs de luxe
- des gens bourrés de pognon
- des gens qui font semblant d'être bourré de pognon
- des gens, des gens, des gens, des gens...

Aprés discussion avec les deux pti jeunes et puis mes propres balades, j'ai découvert que :

- les hongkongais sortent pas dans les bars, c'est un truc d'occidental
- les hongkongais vont pas spécialement au cinéma, ils regardent des DVD à la maison.
- ils jouent, à la maison, au boulot, dans la rue, seuls au McDo, etc...
- les jeunes se regroupent dans la rue le soir, mangent des brochettes, des trucs comme ça
- pour picoler, ils achetent de la bière au 7/Eleven et ils rentrent chez eux pour boire.
- le soir, la majorité rentrent à la maison dans des villes dortoir comme City One (je suis allé voir, c'est des barres réunies en "blocs" avec au milieu de chaque bloc un gros centre commercial, il doit y avoir une 30ene de blocs comme ça, d'ailleurs, ils s'appellent bloc1, 2, 3, etc...)
- les homme-crapauds hongkongais vont dans les bordels clandestins, clubs, salons de massage
- les occidentaux se retrouvent tous à Wanchaï, le quartier des pubs et bars(j'y suis passé un soir, c'est cafi d'anglais qui hurlent comme des cochon qu'on égorge), c'est aussi un quartier chaud avec des clubs à hotesse.



Le truc le plus sympa que j'ai pu faire à HK, c'était en dehors de la ville.
J'ai pris une ligne de métro, je suis allé jusqu'au bout. Et au bout, y avait l'île de Lantau. Et sur l'ïle de Lantau, y a un téléférique qui mène à un bouddha géant.
Alors, la balade en téléférique était géniale. Aprés, le bouddha en papier maché et le village Walt Disney en carton qu'on nous fait traverser avant, c'est carrement moisi.

Ici à HK, j'ai pas réussi à trouver d'endroit ou se reposer de la ville, des gens et du bruit. Même les parcs sont assaillis. Même dans mes 1,5m² sans fenêtre au 6eme étage d'un building j'entends les bagnoles et les camions.

Là, je me suis installé à l'endroit le plus calme que j'ai trouvé à proximité de l'auberge : un McDo. Et encore c'est dix fois plus bruyant qu'en France. A côté de moi y a trois pré-adolescentes en uniforme qui sont en train de se maquiller, s'appliquer des faux cils et se parfumer les cuisses ! oué oué les cuisses et elles en mettent un sacré paquet, j'arrive plus à respirer !

Là, y a un pti gars legerement punkisant qui me lance des regards de tueur psychopathe depuis le fond de la salle. Le truc c'est qu'il est plus maigre qu'un des pieds de la chaise sur laquelle je suis assis haha

Aujourd'hui devant le gérant de l'auberge, en me baissant pour attraper un truc, j'ai craqué mon pantalon, il m'a regardé bizarrement. J'ai du aller chercher du fil et une aiguille. J'ai trouve ca en 10 minutes, y a tout kess tu veux a MongKok !

Hier, j'ai marché toute la journée comme un robot, je suis allé jusqu'à City One et pis d'autres coins.
le midi j'ai mangé dans un pti bouiboui!. j'ai choisi au pif sur la carte. c'était trop bon. une soupe avec des tas de trucs dedans qui déchirait et pis 3 raviolis frits aux épinards. j'ai tellement mangé comme un porc que j'ai arrosé la nana à côté de moi de bouillon. elle était blazée la pauvre.
Le soir, arrivé à l'auberge je suis sorti une premiere fois pour manger. J'ai marché, marché,marché et je suis rentré. J'avais oublié de manger. Je ressors. Idem, au bout de deux heures, je reviens et j'ai toujours pas mangé. C'te putain de ville me fait pèter un plomb, des que je suis dehors, j'ai plus de cerveau.
La troisième sortie est la bonne, je mange dans un resto de soupes et boulettes de viande à 1h du mat. C'était trés bon !



J'ai aussi assisté le samedi à une sortie de la communauté Indonésienne de filles au pair.
Elles se regroupent à Central devant le building HSBC et aux alentours pour y pic-niquer.
Il y a même un mini marché temporaire qui se crée, sous les escaliers d'accés au metro.
D'aprés Jim, le jeune étudiant, les gouvernements HK et Indonesien ont passé des accords pour faciliter la venue de jeunes indonésiennes.
En gros, si il y a des personnes pas chères pour s'occuper des enfants des classes moyennes, alors les classes moyennes travailleront plus.



Le dernier jour, toujours en me baladant totalement au hasard, je me retrouve à nouveau dans des quartiers bourrés de magasins de luxe.
Fatigué de tout ça, j'avise une ruelle qui pue super étroite blindée d'ordures sur le sol et de clims sur les murs. Alors j'y rentre pour voir ou ça va. Et pis d'un coup je vois un indien, pis deux, pis 10, pis des musulmans, des blacks, plus un seul asiat. Tout ça débouche sur une sorte de centre commercial - marché couvert avec des restos indiens.
Ben c'était la Chunking Mansion ! Là ou une partie de Chunking Express a été tourné ! HAHA
Et c'est aussi là que j'ai trouvé le SEUL endroit paisible et pas surpeuplé de tout HK et c'était un resto indien, le Kwality. TROP FORT !
Fatalement, j'y ai mangé un curry. Excellent.
Le serveur m'a regardé méchament pendant tout le repas, je sais pas pourquoi.

Pis c'est le soir et je décolle pour l'aéroport.
Globalement, se déplacer avec le métro a HongKong est très simple. Trouver un lieu aussi, du moment qu'on comprend que TOUT est enferme dans un immeuble et qu'on verra pas ce que l'on cherche depuis l'extérieur.


Hong Kong by night

Un autel dans l'immeuble ou je dormais

Une vue de l'ile de Lantau depuis le téléphérique. Je ne me souviens plus du nom de la ville qu'on voit.

HK



La chambre dans laquelle je dormais. Je touchais des deux bouts dans le lit.



Les échafaudages sont en bambou !



La nuit, dans le marche de MongKok.


Les filles au pair indonésiennes.

L'un des acces a la Chunking Mansion !

La Chunking Mansion.



Les boulettes de poisson :)

Le marche de MongKok.

Les vendeurs de poisson de compagnie. Pas pour faire des boulettes, donc.





Il est deux heures du mat ici a Tokyo, faut que je dorme.
Je sais pas si j'écrirai autant pour les prochains posts, ca me prend trop de temps.